Paris : les trottinettes électriques en libre-service au coeur du débat

De nombreux voeux ont été déposés à ce sujet au conseil de Paris du mois de juin. De nombreux voeux ont été déposés à ce sujet au conseil de Paris du mois de juin.[© Joël Saget / AFP]

Les trottinettes électroniques sont toujours au coeur du débat dans la capitale, alors que les accidents s'enchaînent à Paris. Un sujet bien évidemment inscrit au programme des discussions du conseil de Paris qui s'ouvre ce mardi 11 juin.

Elles n'en finissent plus de faire parler d'elles. Qu'elles soient trop nombreuses, mal garées et envahissantes, qu'elles soient considérées comme dangereuses ou hors la loi, ces trottinettes électriques en libre-service louées à la minute ne répondent à aucune législation claire, évoluant dans un total flou juridique que seule la loi LOM saurait encadrer.

A tel point que la quasi-totalité des élus parisiens reprochent à Anne Hidalgo, la maire de la capitale, et à son équipe de ne pas avoir su «anticiper» l'arrivée de ces nouveaux modes de mobilité et regrettent le désordre désormais installé sur l'espace public.

VERS UNE RÉGULATion du free-floating ?

«Entre le bordel et l'interdiction, il y a la régulation», a fait savoir Julien Bargeton, sénateur LREM et président du groupe Démocrates et Progressistes au conseil de Paris, qui souhaite «délimiter des zones de parking de façon concerté avec les opérateurs» et les «inciter et obliger à mettre en place des avantages financiers» en faveur des utilisateurs qui se gareront dans ces zones dédiées.

Un avis partagé par Florence Bertout, qui vient de quitter la présidence et le groupe LRI au conseil de Paris, qui s'alarme «des trottoirs devenus complètement accidentogènes» et qui regrette «que les inconvénients sur le terrain soient en train de dépasser les avantages». «Il faut générer un comportement responsable et civique, avec un système de bonus malus en fonction des lieux autorisés», a-t-elle avancé, prête à «toucher les opérateurs au porte-monnaie».

Vers l'interdiction pure et simple du free-floating ?

C'est en tout cas le souhait de Danielle Simonnet, conseillère LFI de Paris, qui va dépose un voeu à ce sujet au conseil de Paris. Un avis partagé par Eric Azière, président du groupe UDI-Modem, qui scande «l'absence totale d'anticipation» de la municipalité «qui se réveille». «Les Parisiens sont exaspérés par les trottinettes. Il est maintenant dans leur esprit aujourd'hui que le problème de l'interdiction est posée», a-t-il poursuivi.

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