Quand François de Rugy se compare à Pierre Bérégovoy, «livré aux chiens»

GEORGES GOBET / AFP Pierre Bérégovoy s'était suicidé, en 1993, le long du canal de la Nièvre, un mois après sa démission du gouvernement.

Un parallèle fort. Quelques heures à peine après avoir démissionné, mardi 16 juillet, François de Rugy a publié un message sur Twitter faisant allusion à la situation vécue par l'ancien Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Bérégovoy. Il y a vingt-six ans, ce dernier avait démissionné... avant de se suicider.

«Comment ne pas penser aux mots de François Mitterrand en hommage à Pierre Bérégovoy», a tweeté l'ancien ministre de la Transition écologique.

Fragilisé par une série de révélations de Mediapart sur son train de vie et l'utilisation des frais de mandat, François de Rugy dénonce un «lynchage médiatique» et une «attaque sur la base de photos volées, ragots et approximations». Sauf que son allusion aux «mots» de François Mitterrand vis-à-vis de son ancien Premier ministre, «livré aux chiens», est lourde de sens.

Et pour cause, Pierre Bérégovoy s'était suicidé, en 1993, le long du canal de la Nièvre, un mois après sa démission du gouvernement. L'homme politique était soupçonné de corruption. Cette mise en cause avait fait perdre les législatives à la gauche.

«Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République : celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous», avait déclaré le président François Mitterrand, dont François de Rugy a diffusé les images d'archives.

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