Municipales à Paris : les 3 premières propositions de David Belliard pour la capitale

Tête de liste du parti EELV pour les municipales, David Belliard a déjà commencé sa campagne sur le terrain. Tête de liste du parti EELV pour les municipales, David Belliard a déjà commencé sa campagne sur le terrain. [© BERTRAND GUAY / AFP]

Investi par les adhérents EELV pour être la tête de liste du parti en vue des municipales 2020 à Paris, David Belliard a déjà commencé sa campagne, sur le terrain, loin de la cacophonie LREM.

Améliorer la qualité de l'air, diminuer la place de la voiture en ville, imposer le blocage des loyers et oeuvrer pour une démocratie participative font partie de ses grands combats pour que Paris, mais également la métropole, deviennent «plus vertes, moins denses et plus accessibles».

Loin des «mots creux» et du «marketing écolo», David Belliard préfère rassembler autour de sa candidature ceux qui veulent vraiment faire bouger les choses, avec «des réponses bienveillantes et efficaces» aux problèmes que connaissent Paris. Parmi elles, quelles sont ses trois premières propositions ?

piétonniser les écoles de la capitale

Alors que, selon David Belliard, «100 % des écoles parisiennes sont touchées par la pollution, dont 1/3 sont particulièrement polluées», le chef des écologistes au conseil de Paris, désormais candidat aux municipales 2020, souhaite piétonniser partiellement – de 8h15 à 8h30 puis de 16h15 à 16h30 – les abords des près de 1.200 établissements scolaires accueillant de jeunes écoliers.

Pour les écoles les plus polluées, l'élu propose de créer des îlots piétons, des îlots de fraîcheur et de piétonniser de façon permanente les rues alentours, avec une végétalisation. «On est dans une logique de réduction de la part de la voiture», explique celui qui organise des «blocages de rue» depuis la rentrée, notamment devant les écoles pour appeler à «reconfigurer les plans de circulation».

Dans les trois ans après l'élection, David Belliard promet également la création d'un quartier piéton par arrondissement. «Il y a trop de voitures, trop de bruit, trop de pollution. Il faut que l'on puisse dégager de la place et que l'on retrouve le sens des places publiques», assure-t-il.

penser la politique à l'échelle métropolitaine

«Mais cette ville-là ne peut pas se faire si l'on ne discute pas avec la métropole et les communes qui la constitue», regrette David Belliard, qui aspire à travailler main dans la main avec les maires des villes de première et deuxième couronne, surtout en matière d'écologie.

Pour l'élu, Paris ne prend pas sa part, notamment dans l'investissement de transports publics et de nouvelles pistes cyclables à l'échelle métropolitaine. «Nous pensons insuffisamment l'avenir de la capitale en dehors de son périphérique», explique-t-il, même s'il admet que la politique régionale a aussi sa part de responsabilité.

A titre d'exemple, l'élu aspire à créer un «réseau vélo métropolitain», ce qui signifie, selon lui, de «reconfigurer le périphérique». Notamment pour que ceux qui traversent inutilement la capitale pour se déplacer d'un point A à un point B n'aient plus à le faire.

LUTTER CONTRE LA SPÉCULATION IMMOBILIÈRE

C'est une mesure qui va encore plus loin que l'actuel encadrement des loyers : David Belliard est en effet favorable au «blocage des loyers». Un véritable «plan de lutte contre la spéculation immobilière» selon l'élu écologiste, qui espère ainsi «empêcher tous les abus futurs».

Le principe ? «Comme à Berlin, prendre une photographie des prix pratiqués aujourd'hui sur l'ensemble des loyers, et les bloquer tels quels à Paris et en métropole», explique l'élu, qui y voit le moyen de couper net l'augmentation.

Notamment en vue de «la spéculation créée par la tenue des Jeux Olympiques à Paris en 2024», son équipe présentera à l'automne toute une série de mesures sur les questions d'accès au logement. «Il y a plein d'autres outils qui existent, pas seulement le blocage des loyers», assure l'écologiste.

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