L'hommage des élus parisiens à Jacques Chirac

Près d'une trentaine d'anciens et de nouveaux élus parisiens ont rendu un dernier hommage à Jacques Chirac. Près d'une trentaine d'anciens et de nouveaux élus parisiens ont rendu un dernier hommage à Jacques Chirac.[© Bertrand Guay/ AFP]

Reporté d'un jour en raison du décès de l'ancien chef d'Etat, qui fut le tout premier maire de Paris élu au suffrage universel, le conseil de Paris a souhaité rendre un ultime hommage à Jacques Chirac, avec l'intervention de près de 30 personnes.

Anne Hidalgo, la maire de la capitale, a ouvert le conseil de Paris en évoquant «celui qui était le reflet des Français», notamment pour «leur goût immodéré du panache». «Lorsqu'il évoquait notre ville, ses yeux brillaient [...] L'âme de Paris pleure son premier maire, qui sera à jamais notre maire», a assuré l'élue, soulignant savoir «l'émotion de toutes celles et ceux qui l'ont cotoyés».

Près d'une trentaine de personnes se sont ensuite succédé, dont l'ancien maire Jean Tibéri ou encore l'ancien ministre Jean-Jacques Aillagon. «Il avait une passion, un engagement...», a commenté Jean Tibéri, qui a vanté ses qualités de chef d'Etat qui «s'est battu pour la paix». L'ancienne ministre et députée, Françoise de Panafieu, qui a également été son adjointe chargée de la culture, a parlé d'un «précurseur» et d'«une personnalité hors norme».

En évoquant l'Hôtel de Ville, Françoise de Panafieu a estimé que Jacques Chirac «avait organisé la maison» autour de «très très grands administrateurs». «Que les gens soient de droite ou de gauche, tous se reconnaissaient en lui», rappelle-t-elle, rendant hommage à cet homme politique qui «portait son message bien au-delà des étiquettes politiques».

A droite, Marie-Claire Carrère-Gée, qui fut la secrétaire générale de l'Elysée sous Jacques Chirac, a fait part «de sa profonde reconnaissance et de son immense admiration» qui celui qui a tiré sa révérence et est parti sur la pointedes pieds.

Pour Pierre-Yves Bournazel, «le plus bel hommage que la ville de Paris pourrait rendre à celui qui sera à jamais son premier maire, c'est celui de la fidélité. Fidélité à son histoire, à ses valeurs, à son indépendance d'esprit...», donnant toute sa confiance à Anne Hidalgo pour choisir un site parisien qui pourrait prendre son nom. 

A gauche, David Belliard, le président du groupe des écologistes de Paris, a quant à lui tenu à saluer la «bête politique» qu'était Jacques Chirac, dont les écologistes «ne sont en rien ses héritiers». «Il était l'homme des contrastes contre lequel nous nous sommes opposés mais que nous avons aussi applaudi à maintes reprises», a-t-il témoigné.

Nicolas Bonnet, le président du groupe PC au conseil de Paris, retiendra quand à lui «l'homme de la victoire de la République face à l'extrême droite», mais n'oublie pas «sa part d'ombre» en évoquant à demi-mot «les histoires dans lesquelles Jacques Chirac» a baigné.

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