Violences contre les enfants, pédopornographie... Emmanuel Macron s'engage pour protéger les plus jeunes

La prévention à l'école fait partie des mesures mises en place par le gouvernement pour lutter contre les violences aux enfants.[ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP]

L’exécutif a profité du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, ce mercredi 20 novembre au siège de l’Unesco, à Paris, pour dévoiler son plan de lutte contre les violences à leur encontre. Emmanuel Macron a notamment pris la parole pour s’attaquer à la pédopornographie.

Les personnes condamnées pour ce délit (détention d’images pornographiques mettant en scène des enfants) seront désormais inscrites au fichier Figes, dont la consultation sera obligatoire pour les directeurs de crèches, d’écoles, de clubs de sport, d’associations, lors des recrutements. «Telle personne qui parfois a commis le pire, il y a cinq, dix, quinze ans, si elle a purgé sa peine, elle doit pouvoir se réinsérer dans la société, mais on ne doit pas la réexposer à nos enfants», a indiqué le président. Les peines pour l’utilisation d’images pédopornographiques seront d’ailleurs portées à 5 ans d’emprisonnement.

Emmanuel Macron a également donné six mois aux «acteurs de l’internet» pour «mettre en place un contrôle parental par défaut» sur les sites pornographiques, à la place de la simple option à cocher soi-même, comme c’est actuellement le cas. Ils devront également vérifier de façon plus efficace l’âge réel des internautes qui se connectent, sous peine d’être tout simplement bloqués. S’ils ne collaborent pas, une loi pourrait être mise en place dans les six mois pour les y obliger. L’objectif est également de rendre le combat international, pour toucher les sites basés hors de France.

22 mesures pour écouter et protéger les enfants

En parallèle du discours prononcé par le chef de l’Etat, le gouvernement a présenté un plan de lutte contre les violences faites aux enfants. Le but affiché est de «libérer» la parole des victimes et de mieux les protéger, pour empêcher les récidives. Au total, vingt-deux mesures composent ce plan. Parmi celles qui n’ont pas été présentées par Emmanuel Macron (voir plus haut), se trouvent, entre autres, le renforcement de la prévention à l’école et près des parents, la réponse à tous les appels au 119 (numéro pour les victimes et les témoins), l’évaluation des besoins et de l’accès aux soins d’une victime, ou un meilleur repérage des morts d’enfants de 0 à 6 ans par violences intrafamilliales.

«L’ensemble de la société» doit se mobiliser «pour que la lutte contre ces violences devienne (…) un combat prioritaire pour les années 2020», a conclu Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance.

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