Emmanuel Macron veut des «propositions» pour améliorer la déontologie policière

Le chef de l’Etat ne veut pas que la crédibilité des forces de l'ordre soit atteinte par les affaires.[NICOLAS TUCAT / AFP]

Emmanuel Macron a demandé mardi au gouvernement «des propositions claires pour améliorer la déontologie» des forces de l'ordre, confrontées à de nouvelles accusations de violence.

«Des comportements qui ne sont pas acceptables ont été ou vus ou pointés», a déclaré à Pau le chef de l'Etat, tout en déplorant également «la violence et le nihilisme politique» qu'expriment selon lui certains manifestants. Sans «généraliser» ces comportements, le chef de l'Etat ne veut pas que «cela atteigne la crédibilité et la dignité (des) professionnels des forces de sécurité intérieure (et) pour cela il ne faut avoir aucune complaisance».

«Je souhaite que le ministère de l'Intérieur puisse me faire, dans les meilleurs délais, des propositions claires pour améliorer la déontologie, les éléments de contrôle», a-t-il expliqué, mais «en aucun cas, je ne veux que ce sujet vienne cacher la violence profonde qui existe dans notre société et dont les forces de sécurité intérieure sont les premières victimes».

Deux jours après avoir déjà rappelé les forces de l'ordre à leur professionnalisme et à leur déontologie, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a consacré lundi une bonne partie de ses vœux à la Police nationale au devoir d'exemplarité et à l'éthique.

mélenchon statisfait

Le chef de file de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s'est déclaré satisfait des propos de l'exécutif, qui avait selon lui «trop tardé et laissé trop de choses aller». Le député de Marseille a souligné que «la violence légitime doit faire preuve de retenue, de maîtrise, de discipline».

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a lui demandé sur Twitter au gouvernement «plus de moyens et de considération» pour les policiers, dénonçant par ailleurs la «haine anti flics et la violence dont sont victimes ceux qui nous protègent».

Plusieurs images captées lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites ont donné lieu à l'ouverture d'enquêtes judiciaires, et provoqué une nouvelle vague d'accusations contre les violences policières, un terme réfuté par l'exécutif depuis le début de la contestation des gilets jaunes.

En ce début d'année, elles s'ajoutent à la mort d'un père de famille de 42 ans travaillant comme livreur, le 3 janvier, victime d'une asphyxie avec une fracture du larynx, aux abords de la Tour Eiffel, après avoir été plaqué au sol par plusieurs policiers lors d'un contrôle routier houleux. Sa famille a été reçue mardi par le ministre de l'Intérieur.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles