L'affaire Benjamin Griveaux, ex-candidat LREM à la mairie de Paris qui s'est retiré de la course après la diffusion des vidéos à caractère sexuel, en est la preuve. Les réseaux sociaux et Internet ont modifié les contours de l'intime et, avec, les formes que les atteintes à la vie privée peuvent prendre. Le «revenge porn» - atteinte à la vie privée aggravée inscrite dans le code pénal depuis 2016- est ainsi une infraction de plus en plus courante.
Les plaintes déposées à la suite de la diffusion d'images à caractère sexuel sans le consentement de la personne mise en scène dans les contenus, ont augmenté. Entre 2018 et 2019, leur nombre a gagné 10,73%, a rapporté Franceinfo vendredi 14 février.
D'après le ministère de l'Intérieur, ce sont 2.839 plaintes qui ont été déposées pour ce motif l'année dernière alors que 2.564 procédures de ce type avaient été effectuées en 2018.
Benjamin Griveaux a indiqué qu'il souhaitait lui aussi porter plainte pour violation de sa vie privée. Une infraction donnant lieu à une peine alourdie lorsqu'elle est aggravée par le caractère sexuel.
Les personnes se rendant coupables de ces agissements - autant celles à l'origine de la diffusion que celles qui portent les contenus à la connaissance du public ou d'un tiers par la suite, comme les personnes relayant des images sur les réseaux sociaux par exemple - risquent deux ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende.
![[Lionel BONAVENTURE / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/000_1oz75q_5e4656ff7bb16.jpg?itok=RKtBmiDD)