La réforme des règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi continue. A partir du 1er avril, le calcul du salaire journalier de référence (SJR) évolue. Cet indicateur sert justement de base pour déterminer le montant des allocations chômage.
Aujourd'hui, le SJR est obtenu en divisant la somme des salaires bruts perçus par le nombre de jours travaillés. Au 1er avril, les jours non-travaillés compteront également dans le calcul.
Les seules périodes d'inactivité qui ne seront pas prises en compte seront les congés maternité, accidents du travail et arrêts maladie de plus de 15 jours.
Ainsi, jusqu'au 1er avril, la durée des droits à l'allocation chômage correspond au nombre de jours travaillés dans les 28 derniers mois.
Après cette date, elle sera équivalente à la période entre le premier jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat, dans les 24 (pour les moins de 53 ans) ou 36 (pour les 53 ans et plus) mois précédents.
Gagner moins mais plus longtemps
Ceux qui ont connu des emplois stables ne seront pas touchés par cette réforme. En revanche les plus précaires, qui travaillent en discontinu, vont voir leur allocation mensuelle diminuer en même temps que leur période d'indemnisation s'allonge.
Pour eux, la réforme revient à gagner moins mais plus longtemps. Ce nouveau calcul des allocations chômage ne s'applique que pour les personnes ouvrant des droits à partir du 1er avril 2020. Pour les autres, pas de changement. En tout cas jusqu'à épuisement des droits en cours.
