La vache charolaise Idéale, égérie du Salon de l'agriculture, a fait son entrée au pas de course, vendredi, porte de Versailles à Paris, devant l'oeil des multiples caméras et sous le crépitement des flashes, un peu effrayée par cet environnement peu familier, a constaté un journaliste de l'AFP.
Accompagnée de son petit veau, Roi des prés, et menée par son éleveur, Jean-Marie Goujat, la belle Charolaise à la robe immaculée - qui pèse sa tonne - a pris place dans son enclos, sous les yeux du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume.
"Elle va prendre ses marques, elle a vu beaucoup de monde défiler pendant l'hiver, elle va prendre ses aises ici", a déclaré M. Goujat, qui, outre "l'honneur" de représenter la race charolaise lors de ce salon, n'a pas tardé à enfourcher son cheval de bataille: le revenu des éleveurs.
"On veut transmettre ce métier aux générations futures. Pour ça, il faut que notre production soit rémunérée à un prix juste", a-t-il déclaré devant un aéropage de journalistes, alors qu'entrait en scène M. Guillaume, venu saluer "la mascotte du salon".
![Idéale, égérie du Salon de l'agriculture [Maryam EL HAMOUCHI / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_630/public/0f389f5e7cdb4c9b408252041bd8c185ed2affbb.jpg)
"Le problème numéro un, c'est le revenu des éleveurs. Aujourd'hui le compte n'y est pas encore, ils doivent être rémunérés à leur juste valeur et vivre décemment", a reconnu le ministre, au sujet de la loi Alimentation.
Parmi les leviers pour garantir ce revenu, le budget de la PAC, en négociations à Bruxelles, pour lequel le président Macron "se bat bec et ongles", a assuré le ministre.