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Coronavirus : Pour Agnès Buzyn, les municipales ont été «une mascarade»

La candidate LREM aurait demandé le report du premier tour à Emmanuel Macron.[© Julien DE ROSA / POOL / AFP]

La candidate LREM à la mairie de Paris, Agnès Buzyn, estimant que les élections municipales étaient «une mascarade» au regard de l'épidémie de coronavirus, avait plaidé auprès du président de la République pour un report du premier tour, a-t-on appris ce mardi 17 mars.

«Je veux mettre fin à cette mascarade des élections, ça suffit», s'était emportée la candidate à l'issue du premier tour dimanche des municipales. Plus tôt, dans la semaine, l'ex-ministre de la Santé avait plaidé en vain pour un report du scrutin auprès d'Emmanuel Macron.

Dans une interview au Monde, la candidate LREM assure même que dès «le 30 janvier», elle aurait «averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir».

Ces propos ont fait fortement réagir Jean-Luc Mélenchon, qui parle de «responsabilités pénales». De plus, la mission d'information lancée par l'Assemblée nationale sur la gestion de l'épidémie du coronavirus «doit se saisir de ces aveux», selon le leader de LFI.

Interrogée mardi à l'issue du conseil des ministres sur le qualificatif utilisé par Agnès Buzyn, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndaye a «salué l'engagement que (Agnès Buzyn) a eu en tant que ministre du gouvernement puisqu'elle a eu l'occasion elle-même, aux responsabilités, de mettre en place les premiers éléments d'organisation autour de la gestion de cette crise, avant de renoncer à ses fonctions ministérielles pour se présenter à la mairie de Paris».

«je ne peux être que médecin et non candidate»

La candidate LREM avait aussi déclaré dimanche, devant son entourage, que le gouvernement devait «dans les 24h, prendre des décisions fermes» pour lutter contre l'épidémie. Elle avait affirmé : «Je verrai ce que je fais (mais) je ne souhaite pas continuer à faire campagne dans de telles conditions».

«Dans les semaines qui viennent, je ne peux être que médecin et non candidate», avait-elle précisé, laissant entendre qu'elle pourrait reprendre cette activité très prochainement. La candidate, médecin de formation, était en disponibilité et doit, comme tout personnel, contacter son hôpital de rattachement si elle souhaite reprendre du service.

Lundi 16 mars, elle a écrit à ses militants qu'elle «arrêtait» sa campagne. «Les conditions ne sont plus réunies pour continuer une campagne électorale» et «la priorité est à la lutte contre le coronavirus».

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