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Orléans : trois tentatives de vol en 15 jours avec des petites annonces

De jeunes majeurs ont été interpellés les 28 et 29 avril dans l'agglomération orléanaise, suspectés d'avoir volé ou tenté de voler des gens qui répondaient à leurs annonces sur le Bon coin.

C'est un mode opératoire couramment utilisé par les malfaiteurs, « le traquenard classique » confirme une source proche du dossier. Les malfaiteurs sont persuadés que les acheteurs vont venir avec de l'argent liquide pour la transaction. Des agressions dont il est toutefois plus difficile de se protéger en temps de confinement. 

Tout commence par le dépôt de plainte d'une femme de 36 ans. Elle explique avoir répondu à une annonce sur le site internet pour acheter une voiture à la mi-avril. Rendez-vous pris avec le vendeur, elle s'est rendue sur les lieux indiqués pour la rencontre. Là, ce sont trois individus cagoulés qui l'attendaient, avec taser, matraque et bombe lacrymogène. La victime pense à ce moment-là qu'ils ont aussi une arme à feu, ce qui ne sera pas confirmé par l'enquête. Les malfaiteurs lui demandent de l'argent en espèce, qu'elle dit ne pas avoir. Ils récupèrent alors sa carte bancaire et son code. 

Dès lors, la police judiciaire tente de remonter jusqu'aux malfrats, notamment grâce au travail informatique et à la téléphonie.  Deux suspects sont identifiés et interpellés le 28 avril. Le troisième homme est arrêté le lendemain. En audition, ils reconnaissent cette agression, mais aussi deux autres sur lesquelles les enquêteurs avaient des doutes. L'une d'entre elle n'a pas abouti, le client ayant pris le soin de vérifier les lieux en passant en voiture sans s'arrêter. « C'est une des précautions à prendre », souligne-t-on de même source. « Passer une fois devant le lieu de rendez-vous sans s'arrêter pour voir s’il y a une ou plusieurs personnes et leur apparence. Il est aussi plus judicieux de se donner rendez-vous dans des lieux assez fréquentés, mais en temps de confinement, la tâche n'est pas facile. » 

Au final, les trois faits dont ils sont soupçonnés ont eu lieu dans un intervalle de 15 jours. « Ces jeunes, sans profession, n'avaient que des antécédents de petite délinquance mais ils accéléraient la cadence », confie la source proche du dossier. « Une fois arrêtés, ils ont indiqué où ils avaient caché matraque, taser et poing américain. » Déférés devant un magistrat, ils ont été placés en détention provisoire dans l'attende des suites judiciaires les concernant. 

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