Une jeune femme, violemment agressée la semaine dernière par trois hommes alors qu’elle sortait son chien à Nîmes, a courageusement pris la parole pour témoigner.
L’image de son visage donne une idée de la violence des coups subis par la Nîmoise. L'agression s'est déroulée dans la ville du Gard, mercredi 12 août dernier au matin, place de la Placette. Et c’est via son compte Instagram que la jeune femme raconte.
«J'ai croisé trois hommes. Un m'a dit ‘t'es bonne’, je n'ai rien dit puis je me suis fait traiter de ‘sale pute’.» C’est à ce moment précis que les choses ont dégénéré. «J’ai senti un bras m’attraper puis un coup de poing, deux, trois, puis je tombe une première fois. Je me relève, on me rejette au sol. Un homme pose son pied sur mon thorax puis enchaîne les coups de poing au visage pour finir par une série de coups de pied jusqu’à que je tombe, inconsciente. Je me réveille quelques minutes plus tard, toujours sur ce trottoir mais plus personne à côté de moi, juste mon chien qui attendait sagement», relate la jeune femme.
«cela ne devrait pas exister»
Un témoignage difficilement supportable, et des coups qui laissent des traces. La jeune femme a deux côtes fêlées, une compression du foie, et de nombreux hématomes. Après plusieurs jours de soins à l’hôpital, elle s'est rendue à la police, qui a ouvert une enquête, confiée à la sureté départementale.
Au-delà des faits, la jeune femme explique, sur Instagram toujours, pourquoi elle a tenu à prendre la parole : «Je ne fais pas cette vidéo pour me faire plaindre, ou que l'on ait de l'empathie. Non, mais pour donner du courage aux femmes […] Il faut porter plainte, il faut en parler. On le voit partout autour de nous mais quand ça nous arrive, ça nous change notre vie à tout jamais. C’est quelque chose d’anormal en 2020. Cela ne devrait pas exister.»
Et de souligner, avec justesse : «Ce n’est pas à nous d’avoir honte. C’est à nos agresseurs d’avoir honte.»
Des propos forts et une histoire qui ont ému des dizaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux.
