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Agression d'Augustin à Lyon : des versions qui divergent

L'agression s'est déroulée à proximité du Monoprix de la place Bellecour. L'agression s'est déroulée à proximité du Monoprix de la place Bellecour. [Capture Google Maps]

Que s’est-il réellement passé vendredi dernier aux alentours de 23h, place Bellecour à Lyon ? Alors que le frère d’un jeune homme, prénommé Augustin, a révélé sur Facebook que ce dernier avait été violemment tabassé en venant en aide à un groupe de filles, d’autres versions viennent nuancer ses propos.

Sur le réseau social, le frère de la victime décrit qu’«un groupe de cinq racailles colorées a commencé à agresser des filles» à un arrêt de bus. Augustin, 17 ans, serait intervenu pour prendre leur défense, «en retenant ces individus le temps qu’elles rentrent à l’abri dans le Monoprix».

Une intervention courageuse qui n’aurait pas plu aux harceleurs : «à cinq contre lui (...) ils l’ont fracassé gratuitement sans que personne n’intervienne», décrit le frère, en expliquant qu’Augustin a eu «plusieurs dents cassés» et «une fracture de la mâchoire». Il s’est alors rendu à l’hôpital dimanche et a été opéré lundi. Ses cervicales seraient également touchées.

Des «flashs» mais peu de souvenirs pour Augustin

Le jeune homme a livré un témoignage sur le site LyonMag, qui a révélé l’information, où il explique que ses agresseurs ont dit pour l’intimider qu’ils habitaient les Minguettes, à Vénissieux (une cité «sensible» en banlieue de Lyon). Il affirme «avoir reçu un très violent coup par derrière» et être tombé au sol, KO. S’en est suivi un «trou noir», tandis qu’il se souvient seulement de «flashs et de moments, mais pas de l’intégralité des évènements qui ont suivi».

La famille du jeune homme a déposé plainte au commissariat, ce que confirme Le Progrès.

Les filles donnent une version différente

Suite à la révélation de cette affaire, une autre version des faits a été divulguée et relayée par Libération. Une des adolescentes pour laquelle Augustin est intervenue explique que les garçons du groupe «étaient lourds et insistants mais ils ne nous ont pas touchées».

Une deuxième détaille qu’en sortant du Monoprix, «sept garçons sont arrivés, ils nous suivaient, ils nous demandaient nos snaps (compte du réseau social Snapchat). Ils étaient lourds et ils insistaient». «(...) On leur a dit qu’on était en couple et qu’on n'était pas intéressées». Augustin serait alors intervenu à ce moment-là avec un ami, faisant remarquer au groupe que les jeunes filles ne voulaient pas être abordées.

Un seul coup ?

«Le ton monte, ils commencent à mal se parler et disent qu’ils vont se battre à un contre un», a poursuivi l’adolescente. «On pensait que ça allait se régler et là un des garçons a mis un coup de poing à Augustin par-derrière, dans la mâchoire. Augustin ne l’a pas vu venir. Il a perdu une dent.»

La jeune fille a expliqué qu'à ce moment, Augustin n’a pas été KO comme il le dit mais s’est relevé et a même tenté de courir après son agresseur, qui a rapidement pris la fuite et disparu avec son groupe. «On a remercié Augustin, on lui a dit qu’on était désolées et on voulait s’assurer qu’il irait bien à l’hôpital.»

Cette version contredit donc le passage à tabac à cinq contre un décrite sur les réseaux sociaux par le frère du jeune homme. Reste qu’Augustin a bel et bien été sauvagement agressé, au point de devoir être hospitalisé. Interrogés par Libération, ses amis s’avouent même sceptiques : «Il faut qu’on nous explique comment un seul coup peut avoir cassé une dent, la mâchoire et blessé aux cervicales».

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