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Police : les caméras-piétons généralisées à partir de juillet 2021

Les nouvelles caméras, généralisées en juillet prochain, auront une batterie qui tiendra le temps entier des patrouilles (image d'illustration).[JACQUES DEMARTHON / AFP]

Les forces de l’ordre seront massivement équipées de caméras-piétons à partir du 1er juillet 2021, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Actuellement, le problème rencontré pour l’utilisation de ces objets est leur charge limitée, a-t-il indiqué. «Une patrouille dure huit heures, une charge entre deux et quatre heures, donc vous comprenez bien qu'elles ne peuvent pas se mettre en marche dès le début. Pour l'instant la consigne est de mettre en marche la caméra quand on est en intervention», a expliqué le ministre, rapporte l’AFP.

Des caméras dont la batterie est capable de tenir le temps des patrouilles sont en train d’être achetées. «Tout sera généralisé pour le 1er juillet», a-t-il affirmé.

Il s’agira ainsi de respecter la volonté d’Emmanuel Macron, qui avait annoncé le 14 juillet le déploiement massif des caméras-piétons «avant la fin du quinquennat», afin de permettre de «retracer la vérité des faits qui permettent de protéger, de rétablir (la) confiance».

«Faire confiance» aux forces de l'ordre

Questionné pour savoir si les forces de l'ordre qui n'enclencheraient pas leur caméra-piéton seraient sanctionnées, Gérald Darmanin a répondu que «la caméra est là pour les protéger. (Ce sont) les plus sanctionnés de tous les fonctionnaires. C'est une grande police, une grande gendarmerie, il faut leur faire confiance. Ce sont souvent des gens qui se sont engagés pour l'amour du drapeau et la protection des plus faibles, le "police bashing" commence vraiment à agacer je crois les Français».

Cette annonce intervient alors que les critiques contre les «contrôles au faciès» ont trouvé un nouveau souffle avec les récentes accusations de racisme dans la police. L'Etat français a déjà été condamné en 2016 pour ces contrôles. La Cour de cassation avait estimé qu'un contrôle d'identité discriminatoire constituait une «faute lourde» qui engageait sa responsabilité.

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