Prévu à huis clos à cause du coronavirus, le match n'a finalement pas pu se dérouler normalement, samedi 26 septembre à Reims. Opposant les clubs de Taissy et La Neuvillette-Jamin, la rencontre a été interrompue par plusieurs dizaines d'individus armés de battes de baseball et de haches qui ont fait irruption sur le terrain.
Selon les informations de l'Union, ils visaient les joueurs du FCF Neuvillette-Jamin, tous âgés de 15 ou 16 ans, et sont entrés en défonçant un grillage.
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— L'Union-L'Ardennais (@UnionArdennais) September 28, 2020
Présent sur les lieux à ce moment-là, un éducateur spécialisé interrogé par le quotidien régional estime qu'ils étaient «entre 40 et 50». Les joueurs comme les équipes des clubs ont tenté de fuir en escaladant les grilles du Creps de Reims.
«Certains se sont cachés dans des jardins, d'autres dans des maisons, d'autres ont couru en direction de Bezannes. Mais le groupe violent nous poursuivait», raconte le témoin.
Il indique que certains des assaillants, à bord d'une voiture, ont pris l'un des footballeurs en chasse et ont «essayé plusieurs fois de l'écraser». Selon ses dires, deux joueurs ont également été «roués de coups».
Aucune arme retrouvée
La police est rapidement arrivée sur les lieux et a interpellé huit personnes, dont six mineurs. Aucune arme n'a été retrouvée sur les lieux alors même que tous les témoins de la scène assurent que les assaillants étaient armés.
Trois joueurs du club de La Neuvillette-Jamin ont été hospitalisés, dont deux pour des blessures jugées sérieuses. Au-delà du choc psychologique, un jeune de 16 ans présente de «multiples fractures aux bras», tandis qu'un autre, blessé à l'épaule et au poignet, a également dû passer un scanner cérébral.
Les dirigeants des deux clubs de football ont porté plainte, ainsi que le directeur du Creps, pour dégradations. Un appel à témoins a été lancé et une enquête a été ouverte par Matthieu Bourrette, le procureur de la République de Reims.
Les jeunes victimes de l'attaque pensent que ces violences pourraient être une nouvelle manifestation de la rivalité entre les quartiers Croix-Rouge et Orgeval, qui a déjà donné lieu à plusieurs rixes ces derniers mois. Selon une source policière cette piste est à l'étude, parmi d'autres.
![L'équipe allemande n'a également envoyé que sept joueurs sur le terrain, au lieu de onze. [Edoardo Busti/Unsplash] L'équipe allemande n'a également envoyé que sept joueurs sur le terrain, au lieu de onze.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/edoardo-busti-2qwmsz1tidi-unsplash_5f6472ae70c82_0.jpg?itok=cZcBdMTy)