Le comité Miss France est intraitable. En cas de photos dénudées, la candidate au titre, même si elle a été élue, doit démissionner. C’est le cas d’Anastasia Salvi, miss Franche-Comté 2020.
Sylvie Tellier, présidente de l’association Miss France, a expliqué à L’Est Républicain que le comité avait reçu, après l’élection, des photos non conformes au règlement Miss France.
«Le règlement est simple. Si une jeune fille a fait par le passé, des photos en lingerie, nue ou à caractère pornographique, elle doit les soumettre au comité. La photo d'Anastasia Salvi n’a pas été soumise à l’appréciation du comité. Compte tenu de cette situation, cette jeune femme a démissionné», a déclaré l'ancienne Miss France.
La jeune femme de 23 ans a publié, hier, sur son compte Instagram suivi par près de 5.000 personnes, un message annonçant qu'elle s'arrêtait là. «Vous ne comprendrez peut-être pas cette décision mais tout comme moi, je vous demande de soutenir celle qui me succèdera», a notamment écrit la Miss.
Si Anastasia Salvi Miss n'a pas évoqué les raisons de cet abandon sur le moment, elle a publié, quelques heures plus tard, les photos en question.
Anastasia Salvi publie les photos incriminées
On découvre que sur ces clichés polémiques, réalisés dans le cadre d’un concours international pour deux marques de coiffure, la jeune femme a certes, la poitrine découverte, mais masquée par une bande adhésive noire ou par sa coiffure.
La jeune femme ajoute : «Ces photos sont bien évidemment artistiques, en aucun cas à caractère érotique, pornographique ou autres. Je comprends parfaitement la décision du comité Miss France mais suis forcément déçue».
De nombreux internautes se sont insurgés contre cette décision, qu'ils jugent injuste.
«Je trouve cette réglementation un peu arriérée, les femmes sont libres de faire ce qu'elles veulent. Nous ne sommes plus au 18ème siècle», a commenté l'un d'entre eux.
«Je vous félicite pour votre parcours et votre honnêteté. A l'heure des débats sur la liberté des femmes, il serait judicieux pour le comité de ne pas disqualifier une candidate, pour des photos... Soyez fière de vous. Ils ne veulent pas que vous soyez des objets, ils vous traitent comme des objets... beau paradoxe», écrit une autre, ou encore «Faut vraiment que Miss France réalise qu'on est en 2020 et que le corps d'une femme n'est pas une honte. Bon courage».
La liste des conditions imposées est longue. Les miss doivent mesurer 1,70 m sans talons. Elles ne doivent pas également avoir été mariées, pacsées, ou avoir d'enfant. Elles ne doivent pas porter de piercing ni de tatouage visible ou ne pas avoir eu recours à la chirurgie plastique (sauf pour une chirurgie uniquement réparatrice). Les Miss ne doivent pas non plus avoir fait l'objet de condamnation pénale.
Si la Miss ne peut assurer sa couronne, c'est l'une de ses dauphines qui doit lui succéder, dans l'ordre hiérarchique. Le comité miss Franche-Comté a fait savoir dans un communiqué que la première dauphine Coralie Gandelin, miss Jura 2020, étudiante vétérinaire âgée de 23 ans, succédéra à Anastasia Salvi.