Le parcours du terroriste ayant décapité le professeur Samuel Paty, vendredi 16 octobre, commence à se dévoiler au fur et à mesure de l’enquête. Il apparaît que ses proches avaient pris conscience de sa radicalisation.
Alors que 15 personnes sont toujours en garde à vue, dont fait partie l’entourage d’Abdoulakh Anzorov (ses parents, son grand-père, un frère et quatre relations), les langues commencent à se délier. La plupart de ses proches reconnaissent avoir remarqué qu’il s’était radicalisé durant les derniers mois, mais toujours en niant avoir eu connaissance d’un projet d’attentat, dévoile Le Figaro.
Pourtant, l’une de ses «relations» a indiqué l’avoir accompagné lors de l’achat d’un couteau (retrouvé en sa possession et avec laquelle il chargé les policiers avant d’être abattu). Une autre l’a même conduit elle-même en région parisienne depuis l’Eure.
Des contacts qui posent question
Parmi les 15 gardés à vue figure aussi une personne déjà condamnée pour des faits de terrorisme, et qui a déclaré d’elle-même avoir été en contact avec le Tchétchène. De quoi valider l’idée de son entrée dans l’extrémisme islamique.
Des confrères révèlent par ailleurs que l’assassin aurait tenté d’entrer en contact avec l’islamiste Abdelhakim Sefrioui et le parent d’élève (eux aussi en garde à vue), qui avaient porté plainte contre le professeur. Sans que l’enquête ne révèle pour le moment si une communication a bien eu lieu entre eux.
