Ils sont une mesure phare du Grenelle contre les violences conjugales de l’an dernier. Seize centres de suivi, chargés de prendre en charge les auteurs de ces actes, vont être ouverts d’ici à la fin de l’année. Que va-t-il s’y passer ?
Ces structures serviront à la fois à «protéger les femmes» et à «éviter la récidive», explique ce mardi Elisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Egalité femmes/hommes.
[COMMUNIQUÉ]
— Élisabeth Moreno (@1ElisaMoreno) October 27, 2020
Création de 16 centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales.
"La création de ces 16 centres dès cette année est une avancée significative et concrète dans la prévention du passage à l'acte et de la récidive"#GrenelleViolencesConjugalespic.twitter.com/qpsoEqjmL7
Ils permettront d’accueillir les auteurs de violences conjugales, qui feront un stage de responsabilisation, avec une prise en charge psychologique et médicale, mais aussi une aide dans leur réinsertion professionnelle, a indiqué la ministre. La justice suivra évidemment leur évolution, précise-t-elle.
Addictions et emploi ciblés
Le but est de travailler avec ces individus violents pour les faire sortir de ce processus, afin d’éviter de les relâcher après leur peine avec le risque qu’ils recommencent.
Les professionnels de santé apporteront un accompagnement psychothérapeutique et médical dans ces centres, avec l’objectif de se pencher notamment sur les addictions (alcool, drogue). En parallèle, une aide socioprofessionnelle leur sera apportée pour trouver un emploi (s’ils n’en ont pas).
Gérés par des groupements d’associations, les seize premiers centres seront implantés à Arras, Aurillac, Avignon/Hyères, Besançon, Creil, Fort-de-France, Limoges, Lorient, Magny-le-Hongre, Montpellier, Nancy, Rouen, Saint-Paul (La Réunion), Strasbourg, Tours, et en Guyane.
Ils sont cofinancés à 70% par l’Etat et 30% par les collectivités et partenaires privés. Le budget est de 800.000 euros pour 2020 puis 4 millions d’euros d’ici à 2021, où de nouveaux centres doivent être créés pour porter leur nombre à trente.
Chaque année, plus de 200.000 femmes sont victimes de violences conjugales (données officielles). En 2019, 146 ont été tuées par leur compagnon ou ancien compagnon.
![Cette mesure va être expérimentée pendant un an, avant son éventuelle pérennisation. [© LOIC VENANCE / AFP] Cette mesure va être expérimentée pendant un an, avant son éventuelle pérennisation.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/sta_5f86eadceab68.jpg?itok=g3L-hQB7)