C'est une arnaque qui se multiplie, notamment dans les transports en communs, mais les victimes ne s'en rendent pas toujours compte.
Cette escroquerie, «sans arme ni violence», se déroule à l'aide d'un simple outil : un TPE, ou terminal de paiement électronique. L'objectif des fraudeurs ? Lire les cartes bancaires de leurs victimes sans qu'elles ne le voient, pour leur soutirer 50 euros.
C'est en effet la somme maximum que l'on peut payer en carte sans avoir à faire son code.
Concrètement, les auteurs agissent généralement à plusieurs et dans les transports en communs. Là, les passagers sont régulièrement collés les uns aux autres sans forcément faire attention à leurs effets personnels et aux gens qui les entourent.
Une (ou plusieurs) des arnaqueurs peut alors détourner l'attention de la victime, pendant qu'un complice se colle au sac ou à la poche de la «proie», afin de lire sa carte bancaire.
Les lieux bondés ciblés
«Les gens ne se doutent de rien. Même sur leurs relevés bancaires. C’est pour ça que nous avons très peu de signalements ou de plaintes», explique un agent des transports de Montpellier, où le phénomène est récurrent, interrogé par Midi Libre.
Mais les transports en commun ne sont pas les seuls endroits où ces arnaqueurs sévissent. Tous les événements rassemblant une foule importante sont susceptibles d'être ciblés, à l'instar des concerts ou festivals.
Pour s'en prémunir, quelques solutions existent. Outre la vigilance (ou le respect des distances de sécurité voulue ces temps d'épidémie de coronavirus), il est possible de se procurer un «étui protecteur d'ondes». Ce dispositif, préconisé par la gendarmerie nationale, labellisé «anti-RFID» bloque à 99,99 % le passage des ondes.
![[PETER PARKS / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/bitcoin-min_60a67155d0dc1_0.jpg?itok=UnSODeT4)