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En colère, les chasseurs manifestent pour défendre leur pratique et la ruralité

Alors que l’ouverture de la chasse a eu lieu il y a une semaine dans une majorité de départements et se poursuivra demain pour la quasi-totalité restante, ses pratiquants manifestent ce samedi à travers le pays.

A Mont-de-Marsan (Landes), à Caen (Calvados), à Redon (Ile-et-Vilaine) ou encore à Amiens (Somme), des milliers de personnes défilent pour défendre «la ruralité et la chasse». Elles dénoncent certaines décisions prises par le gouvernement, comme l’interdiction de plusieurs types de chasses traditionnelles, mais aussi «l’écologie punitive» et le dénigrement du mode de vie rural par certaines associations et personnalités des réseaux sociaux.

S’en prendre à la chasse revient à s’en prendre au patrimoine des campagnes françaises, estiment les chasseurs. Certains affichent aussi leur peur que les décisions de l’Etat ne soient qu’un premier pallier avant de s’attaquer plus largement à la pratique.

«Sentiment d’abandon» des campagnes

Cette contestation dans la rue se veut aussi le symbole d’une colère de la France rurale. De nombreux élus participeront ainsi à ces marches, pour dénoncer le «sentiment d’abandon» que ressentent les populations vivant hors des centres urbains et des banlieues. Le Conseil départemental des Landes a par exemple rédigé un communiqué pour soutenir les manifestants, en expliquant que «les chasseurs jouent un rôle très important en matière environnementale. Ils assurent des missions d’intérêt général, en particulier dans la prévention des dégâts de gibier, et participent à la gestion, l’entretien et la préservation des milieux naturels».

«Principal réseau associatif du monde rural, la chasse contribue aussi à la vie économique et sociale de nos communes», poursuivent les élus des Landes.

Le gouvernement réautorise certaines chasses

Le gouvernement a tenté d’éteindre l’incendie en indiquant mercredi vouloir réautoriser plusieurs chasses traditionnelles d’oiseaux, que le Conseil d’Etat avait interdites en se basant sur la législation européenne. Il s’agit de différentes méthodes de capture d’alouettes, de grives, vanneaux, pluviers dorés ou merles noirs. Ces arrêtés, qui faisaient partie des motifs de colère des chasseurs, ont été mis en consultation jusqu’au 6 octobre, afin de laisser à la justice la décision sur leur conformité.

Pas sûr pour autant que cela soit suffisant pour calmer la grogne. D’autant que le poids des chasseurs a toujours compté lors d’une campagne présidentielle, et qu’ils pourraient profiter de celle qui débute actuellement pour s’assurer que le futur pensionnaire de l’Elysée s’engage à cesser d’inquiéter leur pratique.

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