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Réapparition en ligne du site Cocoland : Sarah el Haïry annonce avoir saisi la justice pour deux autres sites

Un troisième site est également dans le viseur de la haute-commissaire à l'enfance. [Thibaud MORITZ / AFP]

Sarah el Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, a indiqué ce mercredi 29 avril avoir saisi la justice concernant deux autres sites similaires à Coco. Une annonce faite au lendemain de l'ouverture d'une enquête sur la plate-forme renommée Cocoland et accusée d'avoir facilité la commission d'agressions sexuelles.

Des inquiétudes sérieuses. La haute-commissaire à l'Enfance Sarah el Haïry a indiqué ce mercredi sur RMC avoir saisi la justice concernant les sites Chaat.fr et garçon.net au lendemain de l'annonce de l'ouverture d'une enquête sur Cocoland (anciennement Coco).

Pour ces deux sites, «j'ai engagé, comme pour Cocoland, une saisine du procureur de la République, une saisine Pharos (la plate-forme gouvernementale de signalement des contenus illicites-ndlr) et une saisine Arcom», a-t-elle ainsi déclaré.

Ce sont «des sites qui aujourd'hui mettent en contact des pédocriminels», où «il n'y a pas de vérification d'âge», où «il y a des messages à caractère sexuel et qui sont transmis aux utilisateurs», a expliqué Sarah el Haïry.

repère de prédateurs

«Les enfants et des mineurs sont accostés par des prédateurs, il faut mettre fin à ces zones grises», a-t-elle poursuivi, précisant qu'un troisième site, Chatiw, était également dans son viseur.

Ces déclarations surviennent au lendemain de l'annonce par le parquet de Paris de l'ouverture d'une enquête sur la réapparition, sous le nom de Cocoland, du site internet Coco.

Immatriculé à l'étranger, considéré comme un repaire de prédateurs par des associations de protection de l'enfance et mis en cause dans des guet-apens homophobes et dans l'affaire des viols de Mazan, Coco avait été fermé par la justice en juin 2024.

Son fondateur, l'Italien Isaac Steidl, a été mis en examen le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d'images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Des accusations qu’il conteste.

Pour la haute-commissaire à l’enfance, «il faut engager la responsabilité de tout le monde». «Il faut aller chercher les hommes qui, aujourd'hui, envoient ces images, il faut aller engager la responsabilité de l'hébergeur et de l'éditeur, celui qui accepte qu'il n'y ait aucun contrôle d'âge», a-t-elle estimé.

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