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Attentat à la basilique de Nice : hommage et recueillement un an après l'assassinat de trois fidèles

[CLEMENT MAHOUDEAU / AFP]

Un an après l’attentat islamiste de Nice qui a fait trois victimes le 29 octobre 2020 en la basilique Notre-Dame de l’Assomption, une commémoration était organisée ce vendredi en fin d'aprés-midi sur les lieux du drame en présence des familles des victimes et du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin.

Une sculpture réalisée par l’artiste Théo Tobiasse « La Colombe de la Paix » en hommage à Nadine, Simone et Vincent, égorgés par le terroriste tunisien présumé, Brahim Aouissaoui, a été installée à proximité de l’édifice religieux. Un an après cette attaque islamiste au sein de la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice, l’émotion était forte lors de la commémoration qui s’est déroulée en présence des familles des victimes et de plusieurs personnalités politiques notamment le maire de Nice Christian Estrosi, le président de la Région Renaud Muselier, le député Eric Ciotti et le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin. De nombreux Niçois étaient massés en dehors de l'église, tenus à distance par un imposant dispositif de sécurité.

« Nous voulions vous dire notre amitié, notre soutien et notre prière ».

Une plaque commémorative a été dévoilée à l’intérieur de la basilique Notre-Dame. Une plaque sur laquelle on peut lire  : « Ici dans ce lieu de paix et de prière, le jeudi 29 octobre 2020, la vie a été bafouée par la violence barbare, Nadine Devillers, Simone Barreto Silva et Vincent Loques ont été victimes du terrorisme islamiste ».

Puis, le fils de Simone, Grégory, a interprété une chanson en français et en brésilien en hommage à sa mère. « Je redis notre proximité, celle de notre église et de notre paroisse avec les familles de Nadine, Simone et Vincent. Nous voulions vous dire notre amitié, notre soutien et notre prière. Merci de votre présence » a déclaré le père Franklin Parmentier, curé de l’église, qui a également remercié les représentants des autres cultes présents à cette cérémonie. 

« Les catholiques particulièrement ciblés par cette barbarie islamiste »

« Comme j’aimerais que d’aussi terribles circonstances ne nous réunissent plus, pourtant j’en doute, a pour sa part souligné le maire de Nice Christian Estrosi. La meilleure façon d’affronter ce doute c’est d’être ici, tous là, réunis ». L'édile a une nouvelle fois rendu hommage aux forces de l’ordre qui sont intervenues pour neutraliser l’assaillant. « Qu’on ne me vienne pas nous parler de déséquilibre, de contexte, de circonstance, des choses qu’on nous dit depuis plus de 20 ans que ce cauchemar a commencé. Un cauchemar qui aurait pu prendre d’autres proportions si nos policiers municipaux n’avaient risqué leur vie pour interrompre cette course meurtrière ».

Après avoir rappelé les précédents attentats, dont celui de Samuel Paty, deux semaines avant celui de Nice, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a exprimé sa compassion envers les fidèles catholiques « le terrorisme islamique a voulu attaquer à la plus grande valeur qui lie les Français les uns aux autres : la liberté. Et la liberté des libertés, la liberté religieuse…Au nom du président de la République et de la république française, nous voulons avoir une pensée pour les catholiques, particulièrement ciblés par cette barbarie islamiste ». 

Un concert d’orgue et chant d’Elizabeth Vidal, soprano niçoise suivi d'une messe dirigée par l’évêque André Marceau clôturaient cette cérémonie d’hommage.

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