Dans un long message s’adressant à la jeunesse posté sur Facebook, Emmanuel Macron a annoncé le lancement en mars prochain d’un «Contrat Engagement Jeune», destiné aux moins de 26 ans, sans formation ni emploi, sous forme d’une allocation allant jusqu’à 500 euros par mois.
Concrètement, dès le 1er mars 2022, tous les jeunes de moins de 26 ans, qui n’ont ni formation ni emploi depuis plusieurs mois, pourront percevoir cette allocation en échange de 15 à 20 heures par semaine d’accompagnement pour découvrir un métier, se former, trouver un apprentissage ou un emploi.
L’aide sera versée «sous conditions de revenus, d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité faites», précise le président.
Tout au long de son parcours et jusqu'à son insertion professionnelle, le bénéficiaire sera accompagné par un référent unique, conseiller de la Mission locale ou de Pôle emploi. Une application dédiée sera également lancée pour faciliter les échanges avec son référent, suivre son parcours et même avoir accès à des offres d'alternance, de stage ou d'emploi.
400.000 jeunes concernés
Au total, ce dispositif devrait concerner «au moins 400.000 jeunes», a précisé dans la matinée le Premier ministre, lors d'un discours à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). «C'est un objectif très ambitieux mais qui est à notre portée, grâce à l'investissement que nous consentons», a expliqué Jean Castex, lançant au passage un appel du pied à la «mobilisation et à l'engagement des entreprises, des collectivités, des associations».
Le «Contrat Engagement Jeune», doit permettre de lutter contre le chômage des jeunes, qui demeure «trop élevé». «Je ne me résous pas à ce que plusieurs centaines de milliers d’entre vous soient depuis trop longtemps sans emploi, souvent sans ressources. Sans perspectives», avait souligné plus tôt le chef de l’Etat.
Cette mesure, qui s’inspire de la Garantie jeunes, avait été annoncée en juillet dernier par Emmanuel Macron. Ministère du Travail et ministère de l’Economie et des Finances se sont depuis longuement affrontés sur la question, le premier militant pour l’extension la plus large possible du dispositif et le second voulant en limiter le coût.