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Un candidat RN brandit une photo de son épouse rwandaise pour prouver «qu’il n’est pas raciste»

Quelques minutes après l'incident, Gérard Vollory a présenté ses excuses en déplorant «une mauvaise réaction» de sa part. [Capture d'écran Twitter / France 3 Rhône-Alpes]

Un candidat du Rassemblement national pour les législatives dans le Rhône, Gérard Vollory, a assuré lors d’un débat qu’il n’était ni raciste, ni d’extrême droite. Pour se justifier, il a brandi une photo de sa compagne, qui a la peau noire, en direct, avant de regretter son geste.

Une image vaut mille mots. C’est  à travers ce proverbe attribué à Confucius que le candidat du Rassemblement national à la 3e conscription du Rhône, Gérard Vollory, a tenté de convaincre les invités présents sur le plateau de «Législatives 2022», ce mercredi 18 mai, sur France 3, et les téléspectateurs qu’il n’était pas raciste.

En effet, lors du débat, le candidat lepéniste a assuré ne pas être «un extrême». «Le jeu de la dédiabolisation du Rassemblement national ne dupe personne», lui a répondu Marie-Charlotte Garin, candidate de la Nouvelle Union Populaire écologique et sociale (NUPES) aux élections législatives. «On peut dire autant que l’on veut que l’on n’est pas extrême, à partir du moment où on appartient à un parti extrémiste, cela restera un extrémiste», a-t-elle ajouté.

Pour répondre aux paroles de la candidate, Gérard Vollory a regardé dans ses dossiers puis interpellé Sophie Peillon, candidate de Renaissance (ex-LREM) aux législatives, qui l’a également qualifié d’extrême. «Madame Peillon, une photo de ma femme, merci», a-t-il dit en brandissant la photo de son épouse rwandaise devant la caméra.

«C’était mon premier débat»

Un moment gênant auquel a réagi Sophie Peillon. «La vie privée doit rester dans le cadre privé. On est dans un débat politique monsieur», a-t-elle répondu.

Quelques minutes plus tard, le candidat du parti de Marine Le Pen a présenté ses excuses en déplorant «une mauvaise réaction» de sa part. «C’était mon premier débat et si cela a pu choquer je m’en excuse», a-t-il dit.

L’ancien membre de l’UMP a assuré que son acte n’était pas prémédité. Son geste a également provoqué une polémique sur les réseaux sociaux. «C’est la nouvelle mode de tout imprimer chez le Rassemblement national», a commenté un internaute, en se référant au tweet sorti par Marine Le Pen lors du débat d’entre-deux-tours face à Emmanuel Macron.

Lorsqu’elle a pris connaissance de l’incident, «elle aurait préféré que je ne le fasse pas», a souligné celui qui a fait campagne auprès d’Eric Zemmour pour la présidentielle avant de rejoindre le RN.

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