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Energie : ce qui pourrait ressortir du Conseil de défense qui se tient aujourd'hui

Emmanuel Macron et plusieurs ministres se réunissent ce vendredi à l’Elysée, pour un Conseil de défense consacré à la crise énergétique. Que pourrait-il en ressortir ?

Le président de la République et une garde rapprochée de ministres ont rendez-vous ce vendredi 2 septembre à l’Elysée, pour aborder la crise énergétique qui s’annonce cet hiver. Plusieurs mesures ou décisions devraient découler de ce Conseil de défense.

Autour d’Emmanuel Macron, la Première ministre Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher ou celui de l’Economie, Bruno Le Maire, sont attendus. Ils aborderont le thème de l’approvisionnement en gaz et en électricité pour l’automne et l’hiver, en évaluant tous les scénarios possibles (en cas de saisons particulièrement froides, les risques de pénuries sont réels).

«On ne peut pas parler de gaz et de crise énergétique sans parler de la Russie et de la guerre en Ukraine, ce qui veut dire qu’il y a des sujets de l’ordre de la sécurité nationale et à haute valeur stratégique», a déclaré Olivier Véran, porte-parole du gouvernement. Selon lui, le sujet nécessitait donc de passer par un Conseil de défense, format qui n’oblige pas le gouvernement à en faire un compte-rendu et dont les débats peuvent se tenir sous le «secret-défense».

Quelles mesures possibles ?

Une grande campagne de communication doit être mise en route, permettant de donner aux Français des moyens simples pour avoir un impact réel sur leur consommation (heures creuses, appareils débranchés…). La possibilité d'envoyer aux Français un SMS indiquant les bons réflexes à avoir, durant leur journée, est envisagée.

L’accent devrait aussi être mis sur la sobriété énergétique des entreprises, comme l’a déjà rappelé Elisabeth Borne, avec un plan qui serait propre à chacune devant être élaboré avant la fin du mois de septembre. Autrement, elles seront les premières touchées par des mesures de rationnement, a-t-elle indiqué.

Dans ce sens, l’une des pistes qui pourraient être envisagées lors du Conseil de défense, en cas de grande difficulté, serait de demander à celles consommant le plus d’énergie (les «électro-intensives») de couper l’alimentation de certains bâtiments. Si cela ne suffisait, une baisse de 5 % de la puissance de l’électricité fournie aux particuliers via les prises pourrait être appliquée par RTE (le gestionnaire du réseau de transport français d’électricité). Une dernière solution, en cas de situation très compliquée, serait de procéder à des coupures tournantes, de l’ordre de quelques heures par quartiers, avance RMC. Une mesure qui ne devrait pas concerner le gaz, puisque la Première ministre a affirmé que les ménages ne seraient pas menacés de blocages.

Un autre axe de travail est aussi celui des centrales nucléaires, dont beaucoup sont à l’arrêt dans l’Hexagone. Leur réouverture, qui coïnciderait donc avec une hausse de la production d’électricité, aurait un impact positif sur l'approvisionnement et le prix de l’énergie.

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