Alors qu'il n'a pas encore confirmé sa candidature pour la présidence des Républicains, le secrétaire général du parti, Aurélien Pradié, a néanmoins fait savoir, ce samedi, qu'il souhaitait une «refondation totale» de LR et surtout ne pas voir s'installer une «guerre des chefs».
Le message est passé. Le secrétaire général des Républicains Aurélien Pradié, qui continue de souffler le chaud et le froid sur sa propre candidature à la présidence du parti, a indiqué, ce samedi 2 septembre, qu'il ne souhaitait pas qu'une «guerre des chefs» s'installe avec Eric Ciotti et Bruno Retailleau déjà en lice.
Aurélien Pradié, 36 ans, a confirmé ce matin à Franceinfo qu'il ferait connaître «dans quelques jours» sa propre décision de candidater ou non, après la rentrée des Jeunes Républicains ce week-end à Angers, à laquelle participent les ténors du parti.
Le député du Lot a dit avoir pris «l'été pour mûrir (s)a décision» et en tant que secrétaire général du parti, il pense être «probablement celui qui mesure le plus l'ampleur de la tâche».
«Il faut absolument tout changer»
L'élection du futur président de LR aura lieu le 3 décembre. «Ce n'est pas une guerre des chefs qui doit s'installer, ce doit être un moment de refondation totale» pour la droite, juge-t-il.
«Il faut absolument tout changer : le nom, le lieu (siège de LR), le message politique que nous adressons aux Français», estime encore l'élu, qui fait tiquer dans son propre parti pour son prisme social et son franc-parler.
«J'ai parfois été un peu expéditif dans mes rapports avec mes collègues» mais «nous avons besoin de tempérament» dans la période, s'est-il justifié.
«Il ne faut avoir aucun fil à la patte, pour tourner la page du sarkozysme et de nos échecs», a-t-il encore affirmé en forme de tacle aux autres prétendants.
«Le président des Républicains doit être libre», il n'est «pas là pour chauffer la place de qui que ce soit» en vue de la présidentielle de 2027, a-t-il encore insisté, en se défendant de viser Eric Ciotti, soutien de Laurent Wauquiez qui affiche déjà ses ambitions élyséennes.
«La reconstruction des Républicains, c'est une tâche à temps plein», considère aussi le jeune responsable de LR, alors qu'Eric Ciotti est questeur à l'Assemblée nationale et préside la commission d'investiture du parti, et que Bruno Retailleau est à la tête des sénateurs LR, une fonction qu'il entend conserver.
Aurélien Pradié a toutefois assuré avoir des rapports «apaisés» avec Bruno Retailleau et Eric Ciotti, et leur proposera le cas échéant de «rebâtir ensemble» le parti.
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