Sept jeunes affiliés à l'ultradroite sont jugés ce vendredi 13 janvier, accusés de s’être réunis le soir du match de Coupe du monde France-Maroc pour commettre des violences.
La justice les accuse de s’être réunis pour préparer des violences. Sept prévenus décrits comme affiliés à la mouvance d'ultradroite doivent être jugés ce vendredi au tribunal de Paris, après avoir été interpellés le samedi 17 janvier, en marge de la demi-finale de la Coupe du monde de football, entre la France et le Maroc. Les jeunes hommes auraient rejoint un bar de la capitale, dans le but de se préparer avant de se diriger sur les Champs-Elysées et de s’en prendre à des supporters marocains.
Après 48h de garde à vue, ils avaient été déférés pour des faits de groupement en vue de commettre des violences. Certains d’entre eux sont aussi poursuivis pour port d’armes prohibées et refus de donner leur code de téléphone portable.
Un dossier «baroque et bancal»
Le soir des faits, les sept individus, dont l’un est Marc de Caqueray-Valmenier, présenté comme le possible ancien meneur des Zouaves de Paris, un groupuscule dissous, avaient retrouvé d’autres camarades dans le 17e arrondissement. La procureure estime qu’ils s’étaient regroupés à l’initiative du jeune homme de 24 ans, qui avait envoyé «un message à un très grand nombre de personnes pour les inviter à défendre le drapeau contre les Marocains».
La police l’aurait interpellé en possession d’un sac rempli d’armes (il était question de poings américains et de clefs à molette). Un point sur lequel son avocat s’appuie pour pointer un dossier «baroque et bancal». «Où est le PV (procès-verbal, ndlr) sur le sac qui contiendrait les armes ? Où est ce sac de couleur kaki ? On ne sait s’il y en a eu un», s’était-il étonné lors d’une première audience en comparution immédiate, avant que l’affaire ne soit renvoyée à ce vendredi. «On n’a même pas le fameux message» qui désigne son client comme l’instigateur du rassemblement, avait-il pointé.
De nombreux débordements avaient eu lieu un peu partout en France, après la victoire de la France face au Maroc. Au total, 145 personnes avaient été interpellées à Paris (dont 40 de l’ultradroite) et 95 dans le reste du pays.
