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Manifestation propalestinienne: enquête pour «apologie du terrorisme» ouverte à Montpellier

Une enquête a été ouverte par le parquet de Montpellier ce lundi, pour des propos tenus par un manifestant, lors d'une manifestation propalestinienne samedi dernier. Ce dernier a déclaré : «En vérité, l’acte du 7 octobre c’était un battement d’aile de papillon. Ils ont peur de cet effet papillon».

Saisi par le préfet de l'Hérault, le parquet de Montpellier a ouvert une enquête pour «apologie du terrorisme» après qu'un manifestant a qualifié «d'acte de résistance» l'attaque d'Israël par le Hamas, à la fin d'une manifestation propalestienne ce samedi 4 novembre à Montpellier.

«Le parquet de Montpellier a été saisi (dimanche) d'un signalement émis par le Préfet au titre de l'article 40 suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo représentant un homme qualifiant l'acte du Hamas du 7 octobre notamment d'acte de résistance (et) d'un battement d'ailes de papillon», a indiqué à l'AFP la procureure de la République adjointe de Montpellier Moune Mercan. «Nous avons immédiatement saisi le commissariat de Montpellier d'une enquête du chef d'apologie du terrorisme», a-t-elle précisé.

«des propos extrêmement graves»

Le préfet de l'Hérault, François-Xavier Lauch, avait dénoncé dimanche des «propos extrêmement graves (...) faisant l'apologie d'un acte de terrorisme» tenus lors de cette manifestation ayant rassemblé 1.750 personnes selon la préfecture (4.000 selon les associations organisatrices). Il avait annoncé avoir saisi le procureur de Montpellier, regrettant que «les engagements» des organisateurs «de prévenir ce type de propos (...) n'aient pas été tenus». 

DES POLITICIENS ET ASSOCIATIONS AVAIENT RÉAGI

Le sénateur socialiste de l'Hérault Hussein Bourgi avait également indiqué saisir la justice, tandis que la Licra a dit souhaiter que «cette apologie publique du terrorisme ne reste pas sans réponse judiciaire».

Dans une lettre ouverte en réponse au préfet, La Libre Pensée de l'Hérault, l'une des associations ayant appelé au rassemblement de samedi, a pour sa part estimé que «tout s'est très bien passé» lors de la manifestation elle-même et que les propos tenus par un «individu alors que la manifestation était terminée n'engagent que lui et ne sont pas ceux des organisateurs».

«Nous nous étonnons qu'un incident impliquant un individu isolé après la dispersion puisse être monté ainsi en épingle», indique l'association, qui regrette que de nombreuses expressions de «soutien au massacre des Palestiniens» dans les médias français n'aient pas «provoqué de poursuite ou de réaction du gouvernement ou d'une préfecture».

 

 

 

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