La présidente de la région Occitanie a annoncé ce samedi 27 janvier mettre en place un comité régional de suivi des engagements du gouvernement, après les annonces de Gabriel Attal pour face à la colère des agriculteurs.
Des effets rapides attendus. Suite à la visite du Premier ministre, Gabriel Attal, ce vendredi en Haute-Garonne, et des annonces qui en ont découlées, Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, a décidé, en associant les représentants du monde agricole, les services de l'Etat et les collectivités locales, d'inviter l'Etat à un Comité régional de suivi des engagements gouvernementaux.
«Gabriel Attal a dit qu’il ne lâcherait pas les agriculteurs, auquel ces derniers ont répondu «Nous non plus». Eh bien, fidèle aux miens, je dis à tous, je ne lâcherai rien !», précise Carole Delga, qui a été au contact des agriculteurs dès ce lundi 22 janvier, jugeant leurs revendications «légitimes».
«La situation de nos agriculteurs, viticulteurs, pêcheurs d’Occitanie est trop grave, leur engagement trop sincère et honnête, pour que ces annonces ne soient pas suivies d’effets rapides», explique le communiqué. Depuis le début du mouvement, les agriculteurs d'Occitanie dénoncent des revenus «parmi les plus bas de France».
Gabriel Attal a dit qu’il ne lâcherait pas les agriculteurs, auquel ces derniers ont répondu ‘Nous non plus’.
— Carole Delga (@CaroleDelga) January 27, 2024
Eh bien, fidèle aux miens, je dis à tous : je ne lâcherai rien !
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Plus tôt dans la semaine, Carole Delga a appelé le gouvernement à «tenir ses engagements, en apportant tout d'abord une réponse forte en cas de crises exceptionnelles».
Des annonces insuffisantes
Les syndicats agricoles, qui poursuivent leur mobilisation ce samedi, exigent entre autres des «réponses immédiates sur la rémunération», dont une aide d'urgence aux «secteurs les plus en crise», et à plus long terme, la mise en œuvre d'un «chantier de réduction des normes».
Lors de son déplacement ce vendredi, le Premier ministre a annoncé «dix mesures de simplification immédiates» pour les agriculteurs, en proie à des difficultés financières mais aussi administratives.
Des agriculteurs divisés par les annonces qu'ils jugent tout d'abord tardives. Seules certaines demandes auraient trouvées des réponses, mais des agriculteurs les jugent globalement insuffisantes.
«Dès la semaine prochaine [...], nous recenserons les enjeux, le calendrier et les revendications non traitées. Il faut d’autres réponses structurelles sur les rémunérations, l’accompagnement de la transformation du modèle agricole et sur la question cruciale de l’eau», affirme Carole Delga.
Avant de conclure, cette dernière a déclaré qu’il «doit y avoir une exception à la française pour l’agriculture face au dumping et à la concurrence déloyale».
La présidente de la région Occitane a indiqué qu'elle annoncerait cette organisation à Gabriel Attal ainsi qu'aux 18 présidents de régions mardi prochain.
![Face à la quarantaine de paysans présents, le Premier ministre a listé dix mesures qui seraient mises en place «à partir de demain». [Miguel MEDINA / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_34gv4da-taille1200_65b4135cc2c8f.jpg?itok=rvi8JaKy)