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Opérations «Place nette» : l’efficacité du plan gouvernemental pour lutter contre le trafic de drogue évaluée ce mardi

Les opérations «Place nette» ont pour objectif de lutter contre le trafic de drogue dans tous les quartiers de France. [PASCAL LACHENAUD / AFP]

La commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic rend ce mardi son rapport sur l’efficacité des opérations «Place nette», visant à lutter contre le trafic de drogue partout en France, mobilisant fortement les ministres Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti.

«Je crains que nous soyons en train de perdre la guerre contre les trafiquants à Marseille». Cette phrase d’Isabelle Couderc, vice-présidente du pôle criminalité organisée de la JIRS de Marseille, devant des sénateurs, le 6 mars dernier, avait fait beaucoup de bruit.

A tel point que que le 19 mars, lors d’un déplacement surprise dans la cité phocéenne, Emmanuel Macron annonçait la mise en place des opérations «Place nette XXL», dans la continuité des opérations «Place nette», qui avaient elles vu le jour en décembre 2023, et qui visent à lutter contre le trafic de drogue.

Ce mardi 14 mai, la commission d’enquête du Sénat sur l’impact du narcotrafic en France doit ainsi rendre son rapport sur l’efficacité de ces missions, qui ont mobilisé des milliers de policiers dans tout l’Hexagone.

Un travail attendu, après plus de six mois et des centaines d’auditions, de policiers, gendarmes, magistrats, avocats ou encore élus, qui ont décrit la menace et l’emprise croissante des trafiquants de drogue dans les villes et les villages français.

Des ministres largement mobilisés

Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti, respectivement ministre de l’Intérieur et de la Justice, ont été particulièrement mobilisés autour de ces opérations «place Nette», faisant régulièrement des bilans.

Le 7 avril dernier, le locataire de Beauvau annonçait un total de 7.177 personnes interpellées en 6 mois, à la suite de 473 opérations anti-drogues. Des missions qui ont également permis de saisir «3,6 tonnes de drogues, plusieurs centaines d’armes et 11,3 millions d’euros d’avoir criminels saisis».

Au total, ces opérations «Place nette» ont eu lieu sur le territoire, dans plusieurs quartiers de grandes ou moyennes villes, comme Marseille, Lille, Roubaix, Strasbourg, Besançon, Lyon ou encore Dijon et Clermont-Ferrand.

En réaction à ces interpellations, le garde des Sceaux a, quant à lui, dû s’assurer du bon fonctionnement de la machine judiciaire et carcérale. «J’ai fait de la lutte contre le narcotrafic une priorité de ma politique pénale», assurait-il à la commission sénatoriale le 9 avril dernier.

Se disant très «déterminé» à lutter contre les trafics de drogue, conjointement avec le ministre de l’Intérieur, Éric Dupond-Moretti avait déploré le fait que, selon lui, «de trop nombreux jeunes répondent à l’appel de l’argent facile». Le garde des Sceaux avait également constaté «l’évolution des organisations criminelles», qui ont «aujourd’hui recours à une violence totalement débridée».

Si les opérations «Place nette» ont principalement pour but de combattre les trafics de drogue, le gouvernement a décidé de l’étendre à la lutte contre l’immigration clandestine, en mettant en place à Mayotte l’opération «Mayotte Place nette», nécessitant le déploiement d’un important dispositif militaire.

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