Des perquisitions ont été réalisées ce mercredi 29 mai au ministère de la Santé, dans le cadre d’une enquête faisant suite à une information judiciaire ouverte le 21 octobre 2022.
Nouveau rebondissement dans les affaires concernant le recours aux cabinets de conseil. En effet, des perquisitions ont été réalisées ce mercredi au ministère de la Santé, dans le cadre de l’enquête faisant suite à la publication d’un rapport du Sénat sur «l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques», selon une source judiciaire.
Elles auraient été menées dans la cadre de l’information judiciaire ouverte le 21 octobre 2022 pour favoritisme et recel de favoritisme. Ces perquisitions se sont terminées en fin d’après-midi, mais d’autres ont eu lieu dans une autre administration et dans des lieux privés. Cependant, aucune mise en examen n’est intervenue.
Pour rappel, le 17 mars 2022, des cabinets sont «intervenus sur la plupart des grandes réformes» du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, mais aussi dans la gestion de la crise sanitaire ou l’organisation de colloques.
Le rapport du Sénat avait été publié au cours de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron et l’avait donc fortement entachée. Le président avait, entre autres, été accusé de favoritisme en faveur de la compagnie McKinsey.
Le parquet national financier (PNF) avait d’abord ouvert une enquête préliminaire le 31 mars 2022, pour blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée à l’encontre de McKinsey. Six mois plus tard, les 20 et 21 octobre, le PNF a ouvert deux informations judiciaires. L’une d’abord sur «les conditions d’intervention de cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022» d’Emmanuel Macron et l’autre sur des soupçons de «favoritisme».
![Les bureaux de Maximilian Krah à Bruxelles ont été perquisitionnés ce mercredi. [@LAURIE DIEFFEMBACQ / Belga / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_34u96hb-taille1200_6657543aa6141.jpg?itok=5OK11ktA)