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JO 2024 : béton, sable, impression 3D... Comment a été conçu et fabriqué le skatepark de La Défense ?

Le skatepark de la Défense sera inauguré le 9 juillet prochain. [©Saint-Gobain ]

Les meilleurs skateurs de la planète s'élanceront dès le 27 juillet à la Concorde lors des JOP 2024. À quelques kilomètres du site de la compétition, le grand public pourra s'essayer à la discipline sur un nouveau skatepark à La Défense. CNEWS a eu accès à une usine hollandaise, où l'infrastructure va prochainement être réalisée.

Un projet original au cœur de La Défense. À partir du 18 juillet et jusqu’au 11 août, un skatepark de 400 m², avec 19 modules, va être installé et sera ensuite ouvert au public près du Bassin Takis. Sa particularité ? Il a été entièrement réalisé grâce à l’impression 3D. Parmi les éléments, on retrouve de simples bancs, deux quarter-pipes, trois rails, un volcano, mais aussi un double volcano. 

L’entreprise française Saint-Gobain, spécialisée dans la production, la transformation et distribution de matériaux, s’est lancée l’an dernier sur le projet. «On a eu l’idée en mars 2023. On se demandait comment on pouvait incarner du mieux possible la pratique du skateboard et on a tout de suite pensé à la création d’un skatepark. En créant ce skatepark, on installe un lieu de vie attractif, c'était vraiment une idée qui nous plaisait», explique Jean-Marie Dumas, directeur du partenariat Saint-Gobain-Paris 2024. Pour rappel, Saint-Gobain est supporter officiel de Paris 2024.

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©Saint-Gobain

Cette création haute en couleur a évidemment trouvé son écho à quelques semaines désormais des JOP de Paris 2024. La discipline avait rejoint la longue liste des sports olympiques pour la première fois à l'occasion des Jeux de Tokyo (2020), observés en 2021. 

L'utilisation des imprimantes 3D

L’entreprise Saint-Gobain Weber Beamix nous a ouvert les portes de l’une de ses usines à Eindhoven, aux Pays-Bas pour nous montrer les avancées du projet. Une machine de plusieurs mètres de haut permet de réaliser les impressions en 3D en béton. L’engin effectue le même geste durant des heures afin que les structures prennent forme.

Comme le skatepark n’est pas construit en un bloc, chacune des différentes parties doivent être construites à l’unité. «Pour la totalité du projet, la machine va fonctionner durant une cinquantaine d’heures», a assuré Jakub Pawlowicz, Operations Manager 3D chez Saint-Gobain Weber Beamix. Il sera construit en une semaine. «On utilise moins de matériaux. Nos constructions sont plus légères. On émet moins de CO2 donc c'est plus écologique. Et ce qui est génial, c'est que vous pouvez venir avec n'importe quelle idée, n'importe quelle envie, on peut quasiment tout faire avec l'impression 3D», s'est réjoui le manager. Concernant les matériaux, l'entreprise française a utilisé du sable, du béton, ainsi qu'un composé chimique dont la teneur est restée secrète. 

«Les modules sont très solides et sont capables de résister à une forte pression, je pense que le skatepark pourra tenir 15 à 20 ans sans poser le moindre souci», a-t-il ajouté à CNEWS. Les skateurs qui ont pu essayer la structure en avant-première sont ravis. «Ce qui est satisfaisant, c’est qu’il est difficile de trouver un spot sympa dans Paris et il faut souvent s’excentrer en banlieue pour trouver un endroit où faire du skate», nous confie l’un des skateurs conviés à tester les structures. Les équipes de Saint-Gobain ont travaillé en relation avec l’association Pratikable, qui souhaite développer la pratique des sports de glisse aux personnes en situation de handicap, pour s’assurer que le skatepark sera accessible aux personnes à mobilité réduite.

Un héritage des JOP 2024

Un planning a déjà été établi par Saint-Gobain pour permettre au plus grand nombre de profiter de ce nouveau skatepark. Les lundi, mardi, jeudi et vendredi, l'accès sera libre. Les mercredis, l’accès sera réservé aux enfants, avec des démonstrations et des initiations au skate, à la trottinette, au longboard et à la glisse en fauteuil, ainsi que des initiations au graffiti et à la customisation. Les week-end, des compétitions de tricks seront organisées en plus des initiations.

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©CNEWS

Après les Jeux, ce skatepark pourra être cédé en une ou plusieurs parties à des villes de banlieue parisienne. «On sait que Paris 2024 veut qu'il y ait un héritage. Nous, on sait que tout ce que l'on fait en tant que leader de la construction durable, ça doit être à proprement parler durable. Et puis on ne voulait pas avoir un skatepark qui soit un temps événementiel de trois semaines, on voulait que ça puisse servir après pour plein de raisons», rapporte Jean-Marie Dumas à CNEWS. «Il y a déjà des villes dans les Hauts-de-Seine qui sont demandeuses pour accueillir le skatepark après les Jeux», ajoute le directeur du partenariat Saint-Gobain-Paris 2024.

Les travaux d'installations commenceront le 9 juillet prochain, et s'achèveront neuf jours plus tard. À l'occasion de l'inauguration du site, Vincent Matheron, skateur français 7ᵉ des JO de Tokyo, glissera sur les différentes rampes, où trônera une fresque immense signée de la main de l'ancien triple champion olympique français Luc Abalo, devenu artiste après avoir arrêté le handball. 

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