L'Élysée a appelé au «sang froid» et à la «mesure», ce mardi 2 juillet, en réaction aux propos tenus par Marine Le Pen, qui a suspecté Emmanuel Macron de vouloir commettre un «coup d'État administratif» ce mercredi lors du Conseil des ministres.
Du «sang froid» et de la «mesure». C’est ce que réclame l’Élysée de la part de Marine Le Pen, ce mardi 2 juillet, après la mise en garde lancée par la responsable RN contre un supposé «coup d’État administratif» du camp macroniste lors du Conseil des ministres prévu demain, mercredi 3 juillet.
«Au terme de l’article 8 de la constitution, la seule personne en capacité de nommer un premier ministre et son gouvernement est le Président de la République. Ainsi qu’il l’a indiqué, il le fera après les élections législatives sur la base de la composition de l’Assemblée nationale que les Français auront élue. Par ailleurs, l’article 13 de notre loi fondamentale indique que le chef de l’Etat nomme aux emplois civils et militaires tels les préfets lors du conseil des ministres qu’il préside», indique l’Élysée dans sa mise au point publiée ce mardi, en réponse aux attaques de Marine Le Pen.
«Il y a depuis soixante-six ans chaque semaine des nominations et des mouvements, notamment l’été, indépendamment des moments politiques traversés par nos institutions, et il n'est aucunement prévu qu’une de ces dispositions puisse changer dans les prochains mois», a ajouté le bureau de la présidence.
Une manoeuvre pour gêner Jordan Bardella ?
Plus tôt dans la journée de ce mardi 2 juillet, Marine Le Pen avait «évoqué» un possible «coup d’État administratif».
«Il existe des rumeurs comme quoi le Président de la République envisagerait demain, c’est-à-dire à quatre jours du second tour, de nommer le directeur général de la police nationale, alors qu’il devait rester jusqu’à la fin des Jeux olympiques, et le directeur de la gendarmerie nationale», a-t-elle déclaré sur France Inter.
Selon elle, le but de cette manœuvre est «d’empêcher Jordan Bardella de gouverner le pays comme il le souhaite», en cas de majorité obtenue par le RN».
Un terme également repris par Éric Ciotti lors de son interview durant la Matinale de CNEWS, qui estime qu’il s’agit d’«un signe de défaite, peut-être de lucidité en la matière» et que cette potentielle manœuvre serait le symbole d’«une panique générale».
![Eric Ciotti était l’invité de La Grande Interview sur CNEWS ce 1er juillet. [CNEWS]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/eric_ciotti_jai_vu_levolution_du_rn_on_ne_peut_pas_lui_faire_un_proces_sur_des_comportements_qui_datent_dun_autre_siecle_6683a11909fb0_0.jpg?itok=On6pyMtw)