Alors que le Nouveau Front populaire a enregistré un important score aux élections législatives, décrochant 180 sièges, le Parti communiste, membre de cette coalition de gauche, ne disposerait pas d’un nombre suffisant de députés pour former un groupe à l’Assemblée nationale.
Une victoire importante au goût amer pour le PCF ? Alors que le Nouveau Front populaire a fêté ce dimanche sa première position à l’issue du second tour des élections législatives, le Parti communiste, membre de cette union de la gauche, pourrait cependant n’être que peu représenté à l’Assemblée nationale.
En effet, sur les 180 sièges remportés par le NFP, seuls 9 l’ont été par des candidats communistes. Un chiffre insuffisant pour former un groupe au Palais-Bourbon, qui nécessite un minimum de 15 parlementaires.
Pour rappel, lors de la précédente législature, avant la dissolution du 9 juin dernier, les députés communistes siégeaient au sein du groupe «Gauche démocrate et républicaine» (GDR), composé de 22 élus.
Des fiefs historiques perdus
Au cours de cette campagne des législatives, certains cadres du PCF ont subi de lourdes défaites, à commencer par Fabien Roussel, le secrétaire national, éliminé dès le premier tour par un candidat RN dans la 20e circonscription du Nord, détenue par le parti depuis 62 ans.
Désillusion électorale également pour Léon Deffontaines, tête de liste communiste aux européennes, également défait au premier tour, dans la Somme.
D’autres députés sortants n’ont pas réussi à reprendre leur siège. C’est le cas pour Pierre Dharréville, dans les Bouches-du-Rhône et Sébastien Jumel, dans la Seine-Maritime. Les deux parlementaires, qui assuraient des fonctions de porte-parole dans leur groupe à l’Assemblée nationale, ont perdu leur circonscription au profit de candidats du Rassemblement national.
Certains cadres communistes historiques sont tout de même parvenus à l’emporter lors de ces élections législatives. Élu depuis 2002, André Chassaigne, président du groupe GDR, l’a emporté dans Puy-de-Dôme, tandis qu’Elsa Faucillon, très impliquée dans la mise en place du Nouveau Front populaire, avait, elle, gagné dès le premier tour dans la 1ere circonscription des Hauts-de-Seine.
Un groupe plus large ?
Dans l’incapacité numérique de former un groupe à l’Assemblée nationale, la question se pose désormais de la future place des députés communistes au Palais-Bourbon.
Reste à savoir si les 9 députés pourraient être rejoints par certains des 12 élus divers gauche vainqueurs le 7 juillet dernier, mais aussi par les 10 parlementaires régionalistes, ou alors les «dissidents» de La France insoumise, à l’image de Clémentine Autain, Alexis Corbière, ou encore François Ruffin, qui ont déjà annoncé qu’ils ne siégeraient pas dans le groupe LFI.
![Contrairement le premier tour des élections législatives, le second tour a, lui, marqué une sacré fracture sur l’ensemble du territoire. [X @AFPFR]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/carte_668bc86690b36_0.jpg?itok=a0AeVHxG)