Mardi soir, à Perpignan (Pyrénées-Orientales), deux hommes ont refusé de payer l’addition d’un restaurant. Poursuivis par une employée, ils ont tiré des coups de feu avant de prendre la fuite. Les deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue.
L’agression semble irréelle. Mardi 9 juillet, à 22h30, deux hommes ont refusé de payer l’addition après un repas au Buffalo Grill de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Une serveuse a alors tenté de les poursuivre sur le parking du restaurant, afin de relever leur plaque d’immatriculation. Ils l’ont violemment agressée, avant de tirer des coups de feu en l'air et de prendre la fuite.
«Ils ont tiré [...] en guise d’intimidation», a estimé pour CNEWS Philippe Rouch, le directeur général de la police municipale de Perpignan, avant d’indiquer qu’il n’avait pas d’information en ce qui concerne l’arme qui a été utilisée par les deux assaillants. «On ne sait pas si ce sont des vraies munitions, des balles à blanc…», s’est-il interrogé.
«Il est impératif que tous les commerçants puissent travailler en sécurité»
Interpellés et placés en garde à vue, les agresseurs sont connus des services de police, a ajouté l'agent.
«Les deux individus sont issus d’une petite mafia locale», a précisé le directeur général de la police municipale de Perpignan, signalant que l’un des deux interpellés «demeure au sein de la cité Clodion, une cité dans laquelle se déroule un petit trafic de stupéfiants».
Dans un communiqué partagé jeudi 11 juillet, le président de la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, Laurent Gauze, a «fermement condamné» les faits. «Cet acte de violence est inacceptable et choque profondément notre communauté. […] Il est impératif que tous les commerçants puissent travailler en sécurité, sans crainte pour leur intégrité physique», a-t-il revendiqué.
Une enquête a été ouverte pour «violences volontaires avec arme». Les deux suspects ont été déférés ce vendredi matin devant le parquet de Perpignan.
![Le futur marié a été interpellé puis placé en garde à vue pour «outrage», «rébellion» et «utilisation de mortiers d’artifice». [©Google Street View]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/asnieres_mairie_668d0d52acdc9_0.jpg?itok=HPzRv0gP)