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Nouveau Front populaire : des députés exigent un vote pour nommer un Premier ministre

Evincée de La France insoumise, la députée Danielle Simonnet fait partie des élus du Nouveau Front populaire à souhaiter un vote pour trouver un Premier ministre. [REUTERS/Gonzalo Fuentes]

Toujours dans l’attente que les cadres du Nouveau Front populaire se mettent d’accord sur un profil de Premier ministre potentiel, des députés de gauche exigent qu’un vote soit organisé entre les 182 parlementaires élus sous la bannière du NFP afin de choisir un chef de gouvernement à présenter à Emmanuel Macron.

Un remake du serment du Jeu de paume, l’insurrection en moins, est-il en train de naître parmi les parlementaires de gauche ?

Devant la situation de blocage pour trouver un Premier ministre consensuel, notamment en raison des tensions internes entre La France insoumise et le Parti socialiste, des députés élus sous la bannière du Nouveau Front populaire défendent la mise en place d’un vote des 182 parlementaires pour trouver démocratiquement un chef de gouvernement potentiel.

«Arrêtons le huis clos des directions des partis, réunissons les député.e.s, auditionnons les candidat.e.s et votons ! Nous devons à nos électeur.trice.s de réussir !», a déclaré la députée Danielle Simonnet au micro de nos confrères de RFI ce mercredi.

Le PCF veut un vote

La désormais ancienne insoumise, qui siègera avec le groupe écologiste à l’Assemblée désormais, n’est pas la seule à proposer cette solution. En effet, les communistes y sont très favorables.

«Il faut sortir par le haut, le vote des députés du Nouveau Front populaire pour désigner le futur Premier ministre est une solution», a considéré le chef du PCF Fabien Roussel, relayant un communiqué du parti.

L’ensemble des forces représentées dans le Nouveau Front populaire ne sont cependant pas en accord avec ce vote. En effet, devant la répartition des sièges à l’Assemblée, en fonction des groupes, un vote ne garantirait pas à la force politique la plus représentée d’être en tête pour aller à Matignon, comme le souhaitait Manuel Bompard.

Au lendemain du second tour, le coordinateur de La France insoumise rappelait un «usage républicain», à savoir que le Premier ministre devait appartenir à «la formation de la coalition qui dispose du plus grand nombre de députés».

Le rapport de force est cependant instable entre les différents partis. Que ce soit le PS ou LFI, celui-ci aura besoin du soutien du PCF ou des Écologistes s’il souhaite faire émerger un de ses profils lors d’un vote.

Après les refus d’Huguette Bello, par les socialistes, et Laure Tubiana, par les insoumis, la situation est à l’arrêt pour trouver un chef du gouvernement. Afin de continuer à avancer, la coalition de la gauche cherche dans un premier temps à présenter une candidature unique à la présidence de l’Assemblée nationale.

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