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Assemblée nationale : Yaël Braun Pivet réélue au terme d’un scrutin sous-tension

Yaël Braun-Pivet a été réélue présidente de l'Assemblée nationale au troisième tour, grâce à une majorité relative. [REUTERS]

C’est dans un Hémicycle en ébullition que Yaël Braun-Pivet a été réélue présidente de l’Assemblée nationale ce jeudi 18 juillet. Un scrutin particulièrement serré au cours duquel André Chassaigne a bien failli prendre la tête du perchoir.

Une réélection dans un mouchoir de poche. C’est dans une Assemblée plus divisée que jamais, que Yaël Braun-Pivet a récupéré son poste de présidente du perchoir. Le scrutin a été serré jusqu’au bout ce jeudi au palais Bourbon.

Alors qu’elle n’a obtenu que 124 voix au premier tour, derrière Sébastien Chenu, candidat pour le RN, qui a obtenu 142 voix, et André Chassaigne, du Nouveau Front populaire, en tête avec 200 voix, Yaël Braun-Pivet a pu bénéficier du retrait de Naïma Moutchou, députée Horizons ayant récolté 38 voix et Philippe Juvin, le représentant des Républicains qui a suscité l’intérêt de 48 élus. De son côté, Charles de Courson, député LIOT, a décidé de se maintenir malgré ses 18 voix.

Alors que les tensions étaient palpables entre les députés, en raison du refus de certains issus de La France insoumise de serrer la main de Flavien Termet, le benjamin de l’Assemblée nationale et représentant du RN, le résultat émanant du second tour a plongé l’Hémicycle dans une situation encore plus imprévisible.

En effet, si André Chassaigne n’a que peu progressé par rapport au scrutin précédent, en récoltant 202 voix, Yaël Braun-Pivet a fait un bond dans les scores avec 210 voix. Si le retrait de Charles de Courson, 12 voix, était attendu, le maintien de Sébastien Chenu a surpris. En effet, l’ensemble des parlementaires des autres groupes pensaient que l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale allait se retirer.

Un troisième tour indécis

A l’aube de troisième tour, lors duquel le président de l’Assemblée nationale est élu avec une majorité relative, tous les scénarios étaient réalisables. L’instabilité est une nouvelle fois montée d’un cran vers 18h40, lorsque Charles de Courson a annoncé qu’il ne donnait pas de consignes de vote aux députés de son groupe, laissant impossible de pronostiquer un quelconque report de voix.

Alors que l'attente devenait interminable, laissant planer le doute, José Gonzalez, doyen de l'Assemblée nationale a finalement annoncé la réélection de Yaël Braun-Pivet, avec 220 voix, avec 14 voix de plus qu'André Chassaigne (207 voix). 

La présidente du perchoir a pu bénéficier du maintien de Sébastien Chenu pour devancer le député communiste. 

Les votes des 17 ministres démissionnaires, aujourd'hui députés, ont aussi pesé dans la balance. 

Lors de sa prise de parole, à l'issue de son élection, Yaël Braun-Pivet a félicité ses adversaires du jour, avant de souligner l'importance du succès obligatoire de cette XVIIe législature.

«Nous devons nous entendre, nous devons coopérer, chercher des compromis, de dialoguer, de nous écouter et avancer» a-t-elle indiqué «avec émotion». 

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