À quelques jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, l'installation des 40.000 barrières de sécurité passent mal, notamment auprès des restaurateurs.
Le café-croissant consommé comme dans une cage. Alors que la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques se tiendra dans moins d'une semaine, les rues de Paris ont commencé leur métamorphose, afin d'assurer la sécurité des participants et des spectateurs tout au long de l'événement.
Ainsi, 40.000 barrières ont été installées sur les trottoirs de la capitale. Une nouveauté qui ne plaît pas à tout le monde, notamment aux restaurateurs.
«Les barrières sont là, mais c'est trop étroit. Comment on va servir ? On ne peut pas servir les clients», a déploré un serveur, interrogé sur CNEWS.
«Il y a les grilles, il faut un QR-Code et une réservation et on a attendu les JO pendant 4 ans ? Ça nous fait un peu préjudice. Bien sûr qu'on a une baisse d'affluence, forcément. Les gens n'ont pas envie de manger autour de grillages», a de son côté expliqué Geoffrey, restaurateur.
«Nous sommes malheureux»
Cette organisation laisse les restaurateurs perplexes, notamment car elle provoque la chute de la fréquentation de leurs établissements.
«Je ne sais pas qui a organisé comme ça, je ne comprends pas. Nous sommes malheureux. Je vous jure que nous sommes malheureux. Je n'arrive pas à comprendre, est-ce qu'ils veulent les Jeux olympiques avec les commerçants ou sans les commerçants ?», s'est interrogé sur CNEWS un autre professionnel de la restauration.
600 bars parisiens tronqués de leur terrasse devraient être exonérés de redevance. Mais, à ce stade, les restaurateurs regrettent, avant tout, un manque de communication avec les autorités en charge des infrastructures.
![Teddy Riner était le porte-drapeau en 2016. [Nolwenn Le Gouic/Icon Sport]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/riner_2016_60e5906ba7174.jpg?itok=brq6K8Yt)