Les JO sont sur le point de commencer et le Covid-19 risque d'être de la partie, avec la crainte d'un cluster. Des pharmaciens de la région parisienne sont préoccupés à l'approche de la compétition.
Le Covid-19 n'avait pas passé les épreuves de sélection aux Jeux olympiques, mais il sera bien là sur la ligne de départ.
Bruno Fellous, pharmacien à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) appelle à la vigilance : «Vu le rapprochement des personnes, nous allons avoir une diffusion du Covid-19. Comme depuis trois semaines on sent une petite augmentation, c'est possible qu'on se retrouve avec un cluster sur la région parisienne», explique-t-il.
«Ce n'est pas dû à la saison mais on a remarqué que trois à quatre fois par année, il y a un pic de Covid-19 qui apparaît. En l'occurrence, cette année, c'est à cette période-là», a-t-il ajouté sur CNEWS ce mercredi matin.
Bruno Fellous, pharmacien à Levallois-Perret : «Avec les Jeux olympiques, c'est possible qu'il y ait une recrudescence importante de cas voire un cluster sur la région parisienne», dans #LaMatinaleEtepic.twitter.com/oRWOU2oRXW
— CNEWS (@CNEWS) July 24, 2024
Du côté des athlètes, certains ont déjà été contaminés, notamment au sein de l'équipe de France de basket-ball. Victor Wembanyama a vu sa préparation stoppée pendant quelques jours après un test positif. De même pour son coéquipier Nicolas Batum qui a dû renoncer à un match de préparation. Dans les allées du Village olympique, le virus a aussi commencé à se propager. Le Comité olympique australien (AOC) a annoncé, mardi, avoir détecté deux cas positifs au sein de l'équipe féminine de water-polo.
crainte d'une rupture des médicaments
Avec les 15 millions de touristes prévus lors de la période olympique, la livraison des médicaments est impactée. Le trafic est perturbé et les livreurs ne viennent plus qu'une seule fois par jour, la nuit.
«Forcément ça impacte notre patientèle parce que si un patient vient le matin, avant je pouvais lui proposer son médicament le soir. Là, il doit attendre jusqu'au lendemain», témoigne Lilya Boucherit, pharmacienne à Paris.
Une autre problématique affecte les pharmacies, celle des ruptures de stock de certains médicaments : «On a vraiment peur au niveau de l'approvisionnement parce qu'on voit que beaucoup de médicaments sont en rupture. Tout à l'heure, je cherchais un médicament que mon grossiste n'avait plus», ajoute la pharmacienne au micro de CNEWS.
Du côté des autorités, Frédéric Valletoux, ministre démissionnaire de la Santé, assure que «l'équipe de France des soignants» est prête et qu'il n'y a, selon lui, pas de gros risque de cluster.
![Selon l’agence de santé publique britannique, entre 5 et 10% de la population n’aurait jamais été infectée. [UNSPLASH]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/fusion-medical-animation-rnr8d3fnuny-unsplash-taille1200_6690072a6cf05_0.jpg?itok=5IbAGP_7)