Une enquête a été ouverte, mercredi 31 juillet, pour le cyberharcèlement du directeur artistique de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, Thomas Jolly, a appris CNEWS auprès du parquet de Paris.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête, mercredi 31 juillet, pour cyberharcèlement au préjudice de Thomas Jolly, directeur artistique de la cérémonie d’ouverture des JO 2024, a-t-on appris auprès du ministère public.
Selon cette source, Thomas Jolly a déposé plainte le 30 juillet dernier à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) pour «menaces de mort en raison de son origine, menace de mort en raison de son orientation sexuelle, injure publique en raison de son origine, injure publique en raison de son orientation sexuelle et diffamation».
Dans sa plainte, le directeur artistique de la cérémonie d’ouverture des JO 2024 avait expliqué être la cible sur les réseaux sociaux de messages de «menaces et d’injures critiquant son orientation sexuelle et ses origines israéliennes supposées à tort».
Des menaces de toutes origines
Par conséquent, une enquête a été ouverte mercredi 31 juillet, et le Pôle nationale de lutte contre la haine en ligne (PNLH) du parquet de Paris a procédé à une première analyse des messages transmis. Il a ensuite saisi l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH) de l’enquête, «compte tenu de la dimension nationale des messages émis», a ajouté le parquet de Paris.
À son tour, le comité d'organisation des JO de Paris 2024 a condamné «fermement les menaces et le harcèlement» dont sont «victimes» les auteurs et les artistes de la cérémonie d'ouverture dont Thomas Jolly, ont réagi les organisateurs ce vendredi auprès de l'AFP.
«Paris 2024 apporte son soutien à Thomas Jolly ainsi qu'aux auteurs et artistes de la cérémonie face aux attaques dirigées contre eux», ont-ils aussi dit.
Dans un communiqué, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a apporté son soutien au directeur artistique de la cérémonie d’ouverture.
«À l’occasion de la cérémonie d’ouverture, Thomas Jolly a porté haut nos valeurs. Ce fut pour Paris une fierté et un honneur de pouvoir compter sur son talent pour magnifier notre ville et dire au monde ce que nous sommes. Hier, aujourd’hui et demain, Paris sera toujours aux côtés des artistes, de la création et donc de la liberté», a-t-elle écrit.
Alors que la créativité de la cérémonie a été saluée par de nombreux spectateurs, l'un de ses tableaux, réunissant des drag queens, a été visé par des critiques en France comme à l’étranger, certains y voyant une référence à la Cène.
La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Caseta, avait pris la défense de Thomas Jolly sur CNEWS, indiquant que son intention «n'était en rien de s'attaquer ou de se moquer d'une religion».
«Je crois qu'il a déjà rappelé que ce moment ne correspondait pas du tout à une parodie de la Cène, mais à une scène païenne autour des Dieux de l'Olympe, et de Dyonisos», a ajouté la ministre démissionnaire.
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