Pouvoir d’achat, écologie, santé… Dans un courrier aux députés et aux sénateurs des «groupes républicains», Lucie Castets a listé ses «cinq grandes priorités».
Plus d’un mois après le second tour des élections législatives, les Français attendent toujours de connaître le nom de celui ou celle qui succédera à Gabriel Attal.
Ce lundi, à peine la «trêve olympique» terminée, Lucie Castets, la candidate pour le Nouveau Front populaire (NFP), a adressé un courrier aux députés et aux sénateurs des «groupes républicains». Son but ? Lister ses «cinq grandes priorités» si elle est nommée à Matignon.
Dans la ligne de mire du NFP, au premier rang des priorités, le pouvoir d'achat et la justice sociale, avec notamment la hausse du SMIC et l'abrogation de la réforme des retraites. La «bifurcation écologique», l'éducation, le service public de santé et «une fiscalité juste» focalisée sur «les foyers les plus aisés, les multinationales» ainsi que «la fraude et l'évasion fiscales» sont également au cœur de leurs préoccupations.
La fin de vie, la protection de l'enfance, les familles monoparentales, l'instauration d'un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé ou les violences sexuelles dans le milieu culturel... La gauche souhaite aussi rouvrir certains dossiers, mis en pause après la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, en juin dernier.
«Convaincre au-delà des rangs du nfp»
«Les électeurs et électrices ont exprimé une très forte attente de changement» lors des législatives de juillet, qui ont «placé le Nouveau Front populaire en tête», écrit Lucie Castets tout en rappelant que ces élections ont laissé l'Assemblée nationale «fragmentée et sans majorité».
Sa lettre a été cosignée par les sept chefs des groupes parlementaires de gauche. Tous affirment «prendre en compte l'ensemble des implications de ce scrutin», à commencer par la nécessité de «convaincre au-delà des rangs du NFP pour construire des majorités parlementaires».
Ils proposent également «un changement de pratique» radical au sein du Parlement, l'objectif étant d'élaborer les textes en amont, de répartir les responsabilités et de mieux partager l'ordre du jour avec l'exécutif.
En gage de ce «regain de place donnée au travail parlementaire», la gauche assure qu'un gouvernement Castets mènerait «dès sa nomination» des «discussions approfondies avec les groupes parlementaires républicains», hors Rassemblement national selon les informations du Point. Ces travaux porteraient sur «le budget pour 2025» et «un programme de travail gouvernemental pour les mois à venir». À suivre.
![Emmanuel Macron est poussé par les oppositions à nommer un nouveau Premier ministre. [REUTERS/Yves Herman/Pool]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/0macroncalendrier-taille1200_66b8abb68b2de_0.jpg?itok=Y-bmXy31)