Pointée du doigt ce mercredi dans la presse, la RATP a vivement rejeté les accusations d'anciens chauffeurs de bus, mettant en cause des manipulations illégales pour camoufler les signaux d’alertes de leurs bus avant les contrôle technique.
Une mise au point intervenue rapidement. La RATP a publié dans la nuit de mercredi à jeudi un communiqué rejetant les témoignages d'anciens conducteurs de bus du réseau, accusant le groupe de dissimuler l'état des véhicules avant le passage au contrôle technique.
Selon les déclarations publiées dans Le Parisien, une valise électronique serait confiée aux chauffeurs leur permettant «d’effacer tous les voyants signalant un souci technique sur le tableau de bord avant le passage au contrôle».
[#Communiqué] La #RATP réfute vigoureusement toutes les allégations remettant en cause la sécurité des passagers de ses bus https://t.co/uHtneyLjxz
— RATP Group (@RATPgroup) August 21, 2024
De son côté, la RATP a vivement nié ces pratiques pouvant mettre en péril la sécurité des voyageurs.
«L’article se base notamment sur le témoignage de deux agents impliqués dans des accidents en 2020, pour lesquels ils ont été reconnus responsables, et qui sont actuellement en contentieux avec l’entreprise. Tous les bus font l’objet d’un entretien et d’un suivi rigoureux. Un contrôle technique est effectué tous les 6 mois par des centres externes agréés par la préfecture de département conformément à la réglementation», peut-on lire dans la déclaration.
Cette mise au point intervient alors que la présidente de la région Ile-de-France et d'Ile-de-France Mobilités Valérie Pécresse avait demandé hier au PDG de la Régie autonome des transports parisiens Jean Castex de «rendre des comptes sans délai» auprès d'IDFM sur les pratiques dénoncées dans la presse.
Contrôle technique des bus : je demande à @JeanCASTEX et à la @RATPgroup de rendre sans délai des comptes à @IDFmobilites sur les pratiques décrites dans @le_Parisien. Je veux que toute la lumière soit faite. Si les « dérives frauduleuses » sont avérées, elles sont totalement… https://t.co/9XwxY7dysB
— Valérie Pécresse (@vpecresse) August 21, 2024
La pratique concernerait «au moins la moitié de la vingtaine de centres (dépôts de bus...) à Paris et en petite couronne», a estimé Luc Wallop, ex-représentant du personnel au conseil d'administration de la RATP, présenté par le quotidien comme le «lanceur d'alerte sur ce sujet».
![Valérie Pécresse en a profité pour demander à Jean Castex de «rendre des comptes» à l’Île-de-France «sans délai». [Gonzalo Fuentes / POOL / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_34ne9wa-taille1200_66c65c2c48c80_0.jpg?itok=2YxbMEQK)