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Injection létale d'adrénaline à l'hôpital : une infirmière marseillaise fixée sur son sort ce lundi

L'infirmière, qui n'a jamais administré d'adrénaline par le passé, risque jusqu'à 18 mois de prison avec sursis. [LOIC VENANCE/AFP]

Le délibéré dans le procès d'une infirmière marseillaisse, qui risque dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir injecté une dose létale d'adrénaline à une patiente en juillet 2017, doit être rendu ce lundi 9 septembre.

Une erreur de dosage fatale et dont les conséquences pénales sont sur le point d'être connues. Ce lundi 9 septembre, à Marseille, sera rendu le délibéré du procès d’une infirmière de l’APHM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille), jugée pour avoir injecté une dose létale d’adrénaline à une patiente en 2017.

Lors de son jugement en juillet dernier, le tribunal avait requis dix-huit mois de prison avec sursis à l’encontre de cette infirmière, qui avait expliqué ne pas avoir compris les directives du médecin lors de l’administration de l’adrénaline à sa patiente.

«On me disait “dépêche-toi, dépêche-toi !”», avait-elle expliqué lors de son procès, ajoutant qu’elle n’avait jamais utilisé ce produit par le passé.

Une dose 1.000 fois supérieure à la quantité souhaitée

Pour rappel, la victime, âgée de 47 ans, était entrée le 5 septembre 2017 au service rhumatologie de l’hôpital Sainte-Marguerite de Marseille, et devait subir une cinquième injection pour une polyarthrite rhumatoïde.

C’est après un épisode allergique qu’elle a subi un choc anaphylactique, qui avait rapidement été pris en charge par une interne, sous la supervision d’un médecin confirmé. Cette interne se basait sur le protocole établi pour cette situation et prescrivait l’injection de 20 microgrammes d’adrénaline.

Mais l’infirmière jugée, embauchée au sein de l’hôpital Sainte-Marguerite après la fermeture de son service dans un autre hôpital marseillais, a injecté 20 milligrammes, soit 1.000 fois la quantité initiale.

Transférée en réanimation, la femme de 47 ans est finalement décédée des suites de ce surdosage, qui a été révélé au lendemain de son transfert.

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