L'enseigne française de magasins de vêtements Kiabi a découvert en juillet avoir été victime d'une «fraude financière sophistiquée d'ampleur», estimée à «100 millions d'euros», a-t-on appris ce vendredi.
Une fraude digne d’une série télévisée à suspens. La célèbre enseigne vêtements Kiabi a découvert en juillet dernier avoir été victime d’une «fraude financière sophistiquée d’ampleur». Ce détournement impressionnant est chiffré à 100 millions d’euros, a indiqué la direction de l’établissement à l’AFP.
Une ancienne trésorière de Kiabi a été interpellée en août dernier par la police judiciaire à la sortie d'un jet privé sur une piste de l'aéroport de Figaro, en Corse-du-Sud, selon les informations de Franceinfo. Âgée de 39 ans, l'ancienne salariée de l’enseigne, désormais installée en Floride pour y travailler dans le luxe, a été mise en examen et placée en détention provisoire.
L'argent s'était «volatilisé»
Au mois de juillet, le magasin avait essayé de récupérer un investissement réalisé un an plus tôt, mais lorsque l’enseigne a contacté la banque, l’argent s’était «volatilisé», selon la technique des «comptes rebonds».
Après sa garde à vue, la suspecte a été ramenée à Paris, où un juge d’instruction l’a mise en examen pour «escroquerie et blanchiment en bande organisée», puisque les enquêteurs n'envisagent pas qu'elle ait pu agir seule.
«Nous avons immédiatement lancé toutes les actions nécessaires, y compris judiciaires, afin d’obtenir le recouvrement du montant de la fraude. Nous avons toute confiance dans le dénouement des actions menées par les autorités judiciaires et policières impliquées», a expliqué la direction de Kiabi.
«Cette fraude ne remet en aucun cas en cause la solidité financière de Kiabi et n’a pas de conséquence sur le maintien de notre trajectoire annuelle», a précisé la direction de l'enseigne.
![Sur le premier semestre de l'année 2023, plus de 7 millions de transactions frauduleuses par carte bancaire ont été constatées pour 633 millions d’euros dérobés. [Unsplash / @PatrickTomasso]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/patrick-tomasso-nwvwbv0sv04-unsplash-taille1200_66d48b8c68b07.jpg?itok=bc5xEIwO)