«Jamais cette petite n’aurait dû croiser cet individu», pointe Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, sur CNEWS dans La Grande Interview de Sonia Mabrouk, ce lundi, après le meurtre de Philippine dans le bois de Boulogne.
Invité dans la Grande Interview de Sonia Mabrouk, ce lundi, Nicolas Sarkozy est revenu sur la mort de Philippine, étudiante de 19 ans retrouvée enterrée dans le bois de Boulogne le 21 septembre dernier. Pour l’ancien président, «ce n’est pas de la fatalité, jamais cette petite n’aurait dû croiser cet individu».
Pour rappel, le suspect interpellé en Suisse, un Marocain de 22 ans, avait déjà été condamné pour viol et était en instance d'expulsion vers son pays d'origine (sous OQTF). «C’est une triple erreur administrative, politique et judiciaire», a ainsi estimé Nicolas Sarkozy sur CNEWS.
«Une double hypocrisie»
Le fait que le suspect soit sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) a suscité de vives réactions, en particulier de l'extrême droite. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a déclaré vouloir «faire évoluer notre arsenal juridique pour protéger les Français».
«Ce qui me choque beaucoup, c’est peut-être la double hypocrisie», a indiqué Nicolas Sarkozy. «Celle de ceux qui hurlent à la récupération, comme si on n’avait pas le droit de commenter quelque chose d’aussi abominable (...) et celle d’une gauche qui a transformé le débat sur l’immigration en un débat de posture et jamais de solution».
Ce dimanche 29 septembre, 500 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, se sont rassemblées à Paris à l'appel du collectif identitaire Nemesis pour dénoncer le meurtre de la jeune femme.
Des prises de paroles de militants et proches de victimes ont suivi, pour dénoncer «le laxisme de l'État et de la justice», revoir les politiques migratoires, mais aussi pour rejeter les accusations de récupération politique de ce fait divers, et demander l'exécution de toutes les obligations de quitter le territoire français (OQTF).
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