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«On n’oublie rien, on n’en ressort pas indemne» : l’ancien chef-adjoint de la BRI Georges Salinas revient sur les attentats qui ont touché la France en 2015

Georges Salinas a mené les actions contre les assaillants lors des attentats du Bataclan. [Ludovic MARIN / AFP]

En 2015, Georges Salinas, alors chef-adjoint de la BRI (Brigade de Recherche et d'Intervention), est intervenu sur les attentats de l’Hypercacher et du Bataclan.

«Mon travail, c'est de prévoir les scénarios du pire» : ce défi, Georges Salinas s'y attelle au quotidien, à la tête de la sécurité du Groupe de sécurité de la Présidence de la République, mais aussi sur son temps libre, comme auteur de romans policiers, au plus près du réel. Georges Salinas avait l’envie d’écrire depuis longtemps. «Au moment des attentats de Paris, j'ai eu un peu cette espèce de révélation», a-t-il expliqué dans un entretien accordé à l’AFP.

«Par le verbe, par le glaive» (Mareuil Editions), est son troisième roman depuis 2019. Il y retrace les terribles attentats terroristes qui ont frappé la France en 2015. En janvier de cette tragique année, il était en mission avec ses collègues de la BRI avant d'être appelé en urgence pour la prise d’otages à l’Hypercacher. «On a fait une opération commune avec le Raid. On a assez vite compris qu’on ne pourrait pas négocier avec Amedy Coulibaly. Pourtant, on a tenté la négociation. Mais ça s’est fini par une fusillade. Il a été neutralisé, je crois que tout le monde a vu les images», a déclaré Georges Salinas lors d’une interview accordée à Radio J.

«Coulibaly avait des explosifs qu’il avait entreposés dans l’Hypercacher situé Porte de Vincennes. D’après les renseignements que l’on avait, il ne les avait pas configurés. On a pensé que c’était notre chance et on a décidé d’y aller en pensant qu’on ne se trompait pas», a ajouté l’actuel chef du Groupe de sécurité de la Présidence de la République.

Le 13 novembre 2015, Georges Salinas, alors chef-adjoint de la BRI (Brigade de Recherche et d'Intervention), menait l'assaut avec ses hommes contre les assaillants qui se livraient à un bain de sang dans la salle de concerts du Bataclan. «Pendant toute l'opération, j'ai enjambé les morts comme j'aurais enjambé des obstacles. Ce n'est qu'après que tout ça revient», a révélé le policier d'élite, aujourd'hui âgé de 64 ans. Ce soir-là, la capitale était attaquée de toutes parts, au Stade de France, sur les terrasses de café, au Bataclan. Le bilan était terrible : 130 morts et des centaines de blessés.

«C’est après l’opération que l’on se rend compte de la situation. Durant l’opération, on est très concentrés sur ce que l’on doit faire. On ne se fait pas polluer par le reste et c’est la règle. Une fois l’opération terminée, on est rattrapés par la vision d’horreur et on voit des scènes. On voit des gens qui se tiennent par la main, des téléphones qui sonnent», a rapporté Georges Salinas dans son livre «Par le verbe, par le glaive» (Mareuil Editions). «On n’oublie rien. On n’en ressort pas indemne. Après, c’est aussi notre force de caractère d’être résilients et de continuer à travailler», a conclu le policier d'élite.

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