Le projet de loi de Finances fait déjà l’objet de critiques. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a d’ores et déjà annoncé que son parti ne voterait pas le budget 2025 en l’état. En effet, le RN souhaite y apporter de nombreuses modifications.
13,7 milliards d’économie supplémentaires. Le Rassemblement national a prévu de nombreux amendements au projet de loi de Finances présenté par le gouvernement. Ces derniers permettraient, selon les prévisions du RN, des économies mais aussi de renforcer le pouvoir d’achat.
Parmi ses amendements classifiés dans les «mesures anti rentes, spéculation et fraude», le parti de Marine Le Pen a fait de nombreuses propositions, parmi lesquelles deux grands postes d’économie. Le premier évalué à 8,8 milliards d’euros prévoit d’augmenter la taxe sur les rachats d’actions, le second, qui rapporterait 6 milliards, entraînerait la suppression des tarifs préférentiels de rachat de l’électricité.
Les amendements planifient également une réduction de 630 millions du train de vie de l’État ou encore la suppression des 80 millions d’euros de subvention versés à Sciences Po. Cette dernière est une décision très symbolique face aux nombreuses polémiques qui touchent l’école parisienne secouée par des mobilisations propalestiniennes à répétition.
Autre amendement hautement symbolique, celui prévoyant de remplacer l’Aide médicale d’État (AME) par une Aide médicale urgente (AMU) qui permettrait, selon les chiffres avancés par le RN, d’économiser 1,2 milliard d’euros.
A ces amendements, le RN souhaite également en consacrer un proposant de réduire de cinq milliards d'euros la contribution française à l'Union européenne.
Des mesures pour le pouvoir d’achat
Le RN a par ailleurs proposé deux amendements qui impacteraient directement les médias. Il s’agit de la suppression de la niche fiscale des journalistes qui entraînerait une économie de 10 millions mais aussi la baisse du soutien public à la presse, évaluée à 100 millions d’euros.
Parmi les amendements ayant un coût financier, l’instauration d’une demi-part fiscale dès le deuxième enfant. Évaluée à 3 milliards d’euros, cette mesure permet d’inciter au réarmement démographique en obtenant un avantage fiscal intéressant.
Autre coup de pouce en faveur du portefeuille des Français, la baisse de la TVA sur l’énergie. Cette mesure entraînerait une dépense de 10 milliards d’euros mais permettrait par exemple aux commerçants de soulager leurs coûts énergétiques.
Enfin, le RN souhaite également inscrire un amendement permettant de réformer l’octroi de mer, qui augmente considérablement le coût de la vie en Outre-mer. Cette réforme entraînerait une perte de 500 millions pour l’État mais devrait avoir un impact positif sur le pouvoir d’achat pour les ultra-marins.
![La première partie du projet de loi de finances fait son entrée à l'Assemblée nationale ce mercredi. [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/0vote-taille1200_670e530cc0433.jpg?itok=LEFw6FFJ)