Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Budget 2025 : le gouvernement menacé d’une censure, le ministre de l’économie appelle à la «responsabilité»

Antoine Armand s'est exprimé lors d’un point presse au lendemain du maintien de la note de la France par l’agence S&P.  [REUTERS]

Ce samedi, au lendemain du maintien de la note de la France par l’agence S&P, le ministre de l’Economie a appelé «chacun à ses responsabilités», alors que le gouvernement est en pleine crise politique. Cette dernière concerne principalement le budget 2025, actuellement examiné par le Sénat.

Quel avenir pour le budget de l’Etat ? Ce samedi, alors que le gouvernement est en pleine crise politique sur son projet de budget, actuellement examiné par le Sénat, le ministre de l’Economie a appelé «chacun à ses responsabilités».

«L'absence de budget, l'instabilité politique entraînerait une augmentation soudaine et substantielle des coûts de financement de la dette française», a insisté Antoine Armand lors d’un point presse, au lendemain du maintien de la note de la France par l’agence S&P. 

«Dans ce moment crucial, au-delà des clivages partisans, dans l'intérêt général, notre pays a besoin d'un budget et j'appelle chacun à ses responsabilités», a-t-il plaidé. 

Censuré dès la semaine prochaine ?

Afin d’échapper à une motion de censure, le gouvernement, minoritaire, multiplie les compromis. En revanche, dans l’hypothèse où il aurait recours au 49.3 pour faire adopter le budget de la Sécurité sociale sans vote, la motion de censure pourrait intervenir dès la semaine prochaine. 

De plus, dans le but de satisfaire le Rassemblement national, qui menace de s’allier à la gauche pour le renverser, le gouvernement a accepté de ne pas augmenter une taxe sur l’électricité au-delà de son niveau d’avant le bouclier tarifaire. Un compromis qui survient après un recul sur les retraites ou les cotisations patronales. 

La menace de Marine Le Pen

Mais cela ne semble pas satisfaire la cheffe de file du RN, Marine Le Pen. Cette dernière ne paraissait toujours pas disposée à renoncer à une censure du gouvernement. Ce vendredi, elle a même exigé des réponses avant lundi, date après laquelle le gouvernement ne pourra plus amender son projet de budget de la Sécurité sociale. 

Cependant, ces exigences en matière «d’économies structurelles» risquent de faire tousser à Matignon. Car ces annonces, notamment celle sur l'électricité qui représente un manque à gagner de 3,4 milliards d'euros, ont été faites pour répondre en partie aux «lignes rouges» du parti d’extrême droite. 

Ces dernières comprennent également l'annulation de la désindexation partielle des retraites sur l'inflation, représentant trois milliards d'économies, au 1er janvier et du déremboursement des médicaments.

«Au fond, on peut se poser une question quand celles et ceux qui avaient certaines lignes rouges en annoncent d'autres au fur et à mesure», a souligné Antoine Armand ce samedi. «Nous avons encore quelques jours (...) de débat démocratique. Que ce débat se tienne avec, au centre du jeu, le fait de ramener la France à un déficit sous les 5%, bien loin des postures», a encore appelé le ministre. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités