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Métropole Aix-Marseille : confrontés à un déficit de 123 millions d'euros, les maires menacent de ne pas voter le budget et s'en prennent à l'État

Le nouvel exécutif désigné début avril alerte sur l'ampleur du trou budgétaire. [CLEMENT MAHOUDEAU / AFP]

Ce mardi, les maires de la métropole Aix-Marseille-Provence ont réclamé à l'État d'intervenir pour les aider à combler un déficit de 123 millions d'euros. Sans quoi, ils ont menacé de ne pas voter le budget 2026 pour «protester» contre une baisse des dotations aux collectivités.

Ils tirent la sonnette d'alarme. Les maires de la métropole Aix-Marseille-Provence ont réclamé, mardi, à l'État d'intervenir pour les aider à combler un déficit de 123 millions d'euros. Ils ont menacé de ne pas voter le budget 2026 pour «protester» contre une baisse des dotations aux collectivités.

«Les maires menacent de ne pas voter le budget métropolitain le 28 avril, pour protester contre l'insoutenabilité d'une baisse continue des dotations de l'État, qui les place dans l'impossibilité d'équilibrer le budget», indique un communiqué de l'institution.

«un appel solennel à l'État»

Dans le détail, une réunion avait été convoquée mardi «en urgence» pour permettre aux 92 édiles de discuter des finances de la métropole la plus étendue de France, avec 1,8 million d'habitants et cinq milliards d'euros de budget.

Dans le communiqué publié à l'issue de cette réunion, les maires lancent «un appel solennel à l'État (...) pour l'avenir de la Métropole, de ses communes et de ses habitants». 

Ces difficultés interviennent alors que la métropole d'Aix-Marseille-Provence, longtemps siège d'une bataille féroce avec la mairie de Marseille, espérait se relancer à la faveur de l'élection d'un nouveau président de consensus, le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard (LR).

Le nouvel exécutif désigné début avril alerte sur l'ampleur du trou budgétaire qui résulte d'une «baisse de dotation de l'État de 120 millions d'euros en deux ans» mais également des frais de fonctionnement liés à «l'augmentation de l'offre de transport», selon la métropole. 

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