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Education nationale : près de 65% des professeurs des écoles seront en grève ce jeudi 5 décembre

Tous les agents de la fonction publique sont appelés à se mobiliser pour une journée d'action et de grève. [Nicolas TUCAT / AFP]

Près de 65% des professeurs du «premier degré», en charge de la petite enfance jusqu'à la fin de l'école primaire, seront en grève ce jeudi 5 décembre, a annoncé le syndicat majoritaire FSU-SNUIpp.

Les professeurs des écoles «ont répondu à l'appel à la grève des organisations syndicales» avec près de «65% de grévistes annoncés» jeudi 5 décembre dans le «premier degré», a détaillé ce mardi le FSU-SNUIpp, majoritaire. Les agents de la fonction publique sont appelés à se mobiliser pour une journée de grève, menaçant d'ouvrir un nouveau front social en pleine crise politique, alors que le gouvernement est en sursis.

Le communiqué précise que les revendications des professeurs sont liées aux «attaques violentes du ministre de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian», ainsi qu'aux «annonces de suppressions de postes». Le syndicat majoritaire indique par ailleurs que «des milliers d'écoles» seront fermées jeudi «dans tous les départements». 

«Depuis trop d’années déjà, les enseignantes et enseignants se sentent méprisés par un pouvoir qui ne prend pas la mesure du terrain», indique le FSU-SNUipp, déplorant «des conditions de travail dégradées, un salaire en berne et un pouvoir d’achat qui ne fait que baisser». «Les personnels manifesteront partout leur colère face à ce gouvernement», conclut le communiqué.

Une semaine à haut risque

Après les cheminots et les agriculteurs, l'exécutif se prépare à un nouvel avis de tempête sociale au cœur d'une semaine à haut risque compte tenu de l'incertitude politique face à des motions de censure déposées par la gauche et le Rassemblement national. Plusieurs dizaines de rassemblements sont prévus en France jeudi à l'appel d'une intersyndicale, notamment à Paris.

L'annonce fin octobre par le gouvernement d'un plan de lutte contre l'«absentéisme» des fonctionnaires, qui doit permettre de dégager 1,2 milliard d'euros d'économies, a progressivement tendu les relations entre les syndicats d'agents et le ministre de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian, avant d'aboutir à une rupture du dialogue social.

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